Tuesday, February 05, 2008

Le Peuple des Dunes organise une réunion-débat pour les candidats aux Municipales et Cantonales

Collectif des Associations de Défense de l'Environnement

Le Peuple des Dunes

Objet : REUNION-DEBAT SUR LE PER SUD-LORIENT
Le vendredi 22 février, à 20h30 salle Eric Tabarly à Gâvres

Madame, Monsieur le candidat

A l'occasion des prochaines élections municipales et cantonales, une question essentielle pour notre département doit être intégrée au coeur du débat politique, au travers d'une réunion publique que le collectif des associations de défense de l'environnement, dénommé le Peuple des dunes, organise le 22 février prochain.

Vous connaissez la mobilisation sans précédent de la société civile contre le projet d'extraction de sable, dit PER Sud Lorient, par le groupe Lafarge qui entend extraire 600 000 tonnes de sable par an pendant 30 ans, dans la baie d'Etel.

La manifestation du 25 mars 2007, qui a réuni plus de 12 000 personnes sur la plage d'Erdeven, sur laquelle a été tracée en lettres humaines l'appellation du peuple des dunes, en est une preuve éclatante.

Ce massif dunaire fait partie intégrante de l'Opération Grand Site Gâvres-Quiberon, pour lequel l'Europe, l'État, la région, le département et les communes ont investi des sommes importantes pour la protection de la faune et de la flore. Il est intégré au périmètre de principe NATURA 2000 du site n° 27, Massif dunaire Gâvres-Quiberon et zones humides associées.

En 2006, l'Union européenne a retenu au titre des programmes Life nature, parmi 61 projets dont 5 en France, celui du maintien de la biodiversité littorale sur le site Gâvres-Quiberon.

C'est pourquoi, nous vous convions à une réunion d'information et de débat, ouverte uniquement aux candidats, sur les enjeux scientifiques et politiques liés à ce projet d'extraction de sable dans la baie d'Etel qui se tiendra : le 22 février 2008 à 20 hures 30 Salle Eric Tabarly à Gâvres.

Comptant sur votre participation, je vous prie d'agréer, Madame, Monsieur le candidat, mes salutations distinguées.

André Berthou
Président du collectif du peuple des dunes.
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Saturday, December 08, 2007

Vagues de 15 mètres annoncées, il est temps pour Lafarge d'aller étudier

Météo-France annonce l'arrivée d'un "phénomène extrêmement rare" si l'on en croit la presse locale.

Littoral. D’énormes vagues annoncées pour demain

Engendrées par une très forte tempête en formation sur l ’ Atlantique, des vagues pouvant atteindre 15 m de hauteur devraient ... (Le Télégramme)

Des vagues de 15 mètres attendues dimanche sur l'Ouest

Des vagues exceptionnelles, dont la hauteur pourrait atteindre 15 mètres, toucheront dimanche matin les côtes bretonnes... (Ouest-France)

Lafarge sur zone pour étudier le phénomène ?

La taille des vagues prévues et la force du vent ne peuvent qu'être un moment indispensable d'étude de la zone prévue pour l'exploitation du sable par les cimentiers. Cela leur permettrait d'améliorer leur modélisation numérique qui a tendance à ne se satisfaire que de conditions extrêmement clémentes alors qu'on nous prévoit un changement climatique avec des phénomènes-météo perdant leur caractère exceptionnel pour devenir courant.
Nous attendons avec impatience, la communication du cimentier sur le sujet, une étude sur site montrant qu'un phénomène de cet empleur n'a pas d'incidence sur le sable de la zone d'extraction, ne peut être qu'un élément probant susceptible de convaincre les incrédules de la réalité du risque 0 pour le trait de côte.
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Monday, October 01, 2007

Europe, des exploitants de sable influences la politique des pouvoirs publics

Depuis quelque temps, il n'y a pas de jour sans qu'un homme politique nous encourage à regarder se qui se passe ailleurs pour nous persuader qu'il faut changer notre manière de penser, car bien évidemment c'est mieux ailleurs qu'ici.

Les pays du nord de l'Europe sont "en avance" sur nous pour l'extraction de sable en mer, c'est à dire que chez eux en manche et mer du nord l'exploitation industriel des agrégats en mer existe depuis de nombreuses années sans un "peuple des dunes" pour s'y opposer.

Le site de "l'Association néerlandaise des Exploitants de sable" (NVZ) est instructif, extrait :

Dans les concertations pertinentes, la NVZ fournit à un stade aussi précoce que possible des contributions de fond lors du processus décisionnel afférent à la politique d’exploitation du sable. Elle influence ainsi la politique des pouvoirs publics, afin de créer ou maintenir des conditions économiques pour l’exploitation et l’utilisation de sable de remblais.

La NVZ conseille immédiatement ses membres si des problèmes se posent lors de l’exploitation et de l’utilisation du sable de remblais, notamment lorsqu’ils découlent de la réglementation ou relèvent de la gestion de la qualité. Cette fonction permet aux membres de la NVZ d’économiser des frais élevés d’assistance juridique et de profiter de ses compétences spécifiques en matière juridique.

Créée le 15 février 1989 et établie à Leidschendam, la NVZ est l’interlocuteur pour les pouvoirs publics, les établissements d’enseignement, les instituts de recherche, les autres organisations sectorielles et le public, dans le domaine de travail de ses membres.

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Thursday, August 23, 2007

Gael exprime un soutien critique au Peuple des dunes

Sur son blog, "La Politique du Chacal" consacré "au sujets sociétaux aussi bien politiques qu'environnementaux", Gael, qui se sent parfois un peu seul

"L'objectif de ce blog est de parler de sujets divers et variés et de tenter de transmettre des idées... Seulement voila, à force de parler dans le désert, on se sent un peu seul! Alors, n'hésitez pas à laissez vos commentaires..."

est venu sur le blog du peuple des dunes et y a laissé un commentaire pour signaler qu'il allait écrire un billet sur le peuple des dunes. C'est fait :

Le Peuple des dunes

Le Peuple des dunes est une association relativement récente née d'une opposition au groupe cimentier Lafarge qui souhaite extraire des milliers de tonnes de sable au large de Quiberon. Cette extraction marine n'est pas sans conséquences et a mobilisé, en mars 2007, 12000 manifestants sur la plage d'Erdeven (pour ceux qui auraient une vue surdéveloppée, j'étais dans le deuxième "P" de "Peuple"!).

J'ai beau soutenir le collectif, il est nécessaire de remettre les choses dans leur contexte. En premier lieu, il est bon de rappeler que si Lafarge souhaite s'implanter en Bretagne Sud, c'est qu'il existe une demande dans le BTP. Le bâtiment connaît un tel boom que, pour réduire les déplacements en camion, le groupe cimentier préfère s'installer à l'épicentre du phénomène (Lorient, Lanester, autre?). Cet élément est peu mis en avant par l'asso alors que la spéculation immobilière et le besoin qu'ont les habitants de construire du neuf est la base du problème!

Néanmoins, le combat que le Peuple des dunes mène est, à mon sens, justifié! En effet, l'extraction de sable marin n'est pas sans poser de graves problèmes. D'une part, il est tout à fait probable que ce prélèvement de sable créé une dérive littorale, autrement dit que les plages se déplacent. Les mauvaises langues me diront que c'est déjà le cas, mais comme la Nature a horreur du vide, cette dérive s'opérerait à une vitesse exponentielle si l'on creuse des trous. Rien que pour cette raison, le principe de précaution devrait être appliqué!

Deuxièmement, cette activité industrielle perturbera nécessairement la vie aquatique entre Gâvres et Quiberon, lieu qui constitue pourtant un garde manger pour les poissons. Le brassage de sable en profondeur ne manquera pas non plus, comme le souligne Pierre Mollo, de réveiller des micro-organismes nocifs ainsi que brasser les pollutions accumulées dans les fonds ce qui pourrait entraîner de graves problèmes sanitaires notamment dans le monde ostréicole (c'est paraît-il ce qu'il s'est passé pour l'étang de Thau)!

Je regrette simplement la façon dont ce mouvement s'attaque au sablier du Rohu à Lanester. Les méthodes de non-communication ressemble, d'un point de vue extérieur, à un lobby de riverain qui souhaitent ne plus être dérangés par l'activité du port de commerce! Le projet de Thérèse Thierry sur ce site ne constituait pas selon moi un problème moins grave puisqu'un chantier naval aurait eu pour conséquence à plus ou moins long terme de favoriser la privatisation du littoral sud-breton. En effet, les bateaux de plaisance nécessitent des places et le bétonnage des côtes a assez duré...

Selon moi, d'autres alternatives sont possibles à commencer par le recyclage du béton qui n'est pas du tout mis en avant! Car le problème du sable est avant tout un problème de surconsommation d'espace. Il nous faut réapprendre à habiter le territoire et ce n'est pas Yves Lebahy, l'une des figures du Peuples des dunes, qui me contre-dira sur ce point!

Mais qu'il est bon de constater que la mobilisation existe toujours en Bretagne! Qu'il s'agisse d'un projet industriel ou de l'opposition au nucléaire (en mars 2007 également, mais à Rennes), le diktat économique passe mal. Après Plogoff, c'est donc Erdeven, ce petit village logé sur la vieille route reliant Lorient à Carnac, qui est rentré en résistance! Souhaitons lui bonne chance...


Illustration: photo aérienne de la manifestation d'Erdeven organisée par le Peuple des dunes. (Lien en cliquant sur l'image)


Je ne vais pas commenter son texte dans ce billet tout en mettant des liens vers les billets du peuple des dunes concernant ses préocupations, mais je vous encourage à le faire ici ou sur son blog, à vos claviers, le débat est ouvert...

Posted by Bruno at 08:41:06 | Permanent Link | Comments (3) |

Wednesday, August 15, 2007

"Histoire de sable au Pays de Lorient" par Jean Paul Aucher

Le site "Île-de-groix.info" a mis en ligne, le 07/08/2007, un article de Jean Paul Aucher (Elu Vert - Vice-Président de la Communauté d'Agglomération du Pays de Lorient Délégué à l'eau et aux espaces naturels), paru dans Lichen n°6 - juin 2007 Eté.

Histoire de sable au Pays de Lorient 

Depuis le 3 mai 2005, un permis exclusif de recherches de sables et graviers siliceux marins dit "Permis Sud-Lorient" entre l’île de Groix et Quiberon, a été accordé à un groupement d’industriels dont la société Lafarge. Depuis lors, cette société se démène pour le faire accepter, ce qui permettra à terme d’exploiter ce gisement pendant 50 ans à raison de 500 000 tonnes annuelles.

La mobilisation contre le projet s’organise…

Retour sur les faits et analyse.

Les maires du littoral tenus en partis dans l’ignorance de ce dossier, et pour certains se découvrant une âme d’écolo non soupçonnée auparavant, se sont émus de ce projet. Dès le 26 juillet 2005, l’Association de Sauvegarde et de Protection du Littoral de la presqu’île de GAVRES avait déposé un recours en annulation devant le tribunal administratif de Paris. Un vent de fronde souffla alors entre Quiberon et Lorient, fédérant associations, citoyens et élus. Aussi, un comité d’information et de suivi vit le jour peu après, réunissant sous la présidence du sous-préfet de Lorient, les maires des communes concernées, les représentants des professions de la pêche, d’associations de protection de l’environnement et des consommateurs, l’IFREMER et les services de l’Etat.

Depuis juin 2006, Lafarge Granulats et GSM publient une note d’information "GRAMAR info" qui se veut le relais de leurs informations vers les acteurs et usagers du littoral touché par le projet. Lafarge et GSM s’appuient sur le bureau d’études SEAMER qui affirme : "au regard des résultats de nos études, il apparaît clairement et sans équivoque qu’il n’y a aucun lien sédimentaire entre notre zone d’étude et le littoral, même dans les pires conditions de houle ou de marée". Cette affirmation s’est révélée par la suite une erreur flagrante.
La plus grande inquiétude des élus et des associations est liée à la probable disparition dans le temps, du cordon de sable de cet important massif dunaire de Bretagne, faisant par ailleurs l’objet de différentes protections réglementaires (Natura 2000, Grand site, etc…). Les marins pêcheurs de ce secteur par la voix du Comité Local des Pêches ne sont pas plus rassurés.

Mobilisation des élus du littoral face à l’Etat

Lors du dernier comité de suivi, le SEAMER a réaffirmé que le dragage de sables n’aurait aucun impact sur le trait de côte. Les élus littoraux présents restèrent plutôt interrogatifs. Ils intervinrent encore pour s’alarmer des effets à long terme si l’exploitation du site se concrétise, le sous-préfet confirmant "qu’il est important de bien démontrer pourquoi il n’y aura pas d’incidence". Les pêcheurs s’inquiétèrent des restrictions pouvant être imposées aux zones de pêche.

L’Etat, favorable sans ambiguïté au projet dès la phase d’étude, se justifie : "Il est nécessaire de diversifier les sources d’approvisionnement car on constate un épuisement des réserves de sables terrestres". En avril 2006, le sous-préfet insistait sur le fait que la démarche s’inscrivait toujours "dans une phase de recherche" et demandait à chacun de "faire l’effort d’examiner avec objectivité les informations communiquées au comité de suivi". Chacun pouvait mesurer l’insistance de la sous-préfecture pour porter ce dossier.

Contre-étude et contre-offensive

Le groupement Lafarge suggère alors que les élus ne comprennent rien au dossier et tient "à re-préciser certaines données concernant le Permis Exclusif de Recherches (PER) de Lorient, données manifestement mal comprises par certaines personnes ou associations qui se sont exprimées largement par médias interposés". Ces propos sonnent comme un refus de la transparence que les élus et associations tentent d’imposer. La publication en novembre 2006, d’une contre-étude menée par Alain Hénaff, maître de conférences à l’Université de Bretagne Occidentale de Brest sur l’impact des prélèvements sur le trait de côte, a mis en émoi le groupement LAFARGE qui a multiplié les contacts et rendez-vous auprès des acteurs de ce dossier.
Après le rassemblement d’Erdeven le 25 mars dernier avec la participation remarquée de Dominique Voynet, la pression s’est faite plus forte envers le groupement de recherche. La demande conjointe de Lafarge d’ouvrir à Lanester une nouvelle plate-forme de réception, de traitement et de stockage de sables marins dès 2008, permettrait à Lafarge de concentrer ces activités et donc de réduire les coûts. Les Verts restent vigilants quant à l’évolution de ces dossiers.

JEAN-PAUL AUCHER

Posted by Bruno at 08:18:42 | Permanent Link | Comments (0) |

Pétition en ligne, pour limiter le débarquement du sable au Rohu à Lanester

L'association "Lanester Urbanisme Environnement", a mis en ligne, le 31 juillet 2007, une pétition déjà annoncée par un article du Télégramme le 26 juillet : "Lafarge, les sabliers, ne sont pas bienvenus au Rohu à Lanester".

 

PETITION AUX ELUS MUNICIPAUX DE LANESTER

Afin de parer aux risques qu’induiraient pour nos côtes et pour plusieurs quartiers de notre Ville les projets d’extraction en mer et de traitement au ROHU de millions de tonnes de sable ( 600 000/an sur 30 ans) les soussignés dont les noms suivent demandent au conseil Municipal de LANESTER de saisir l’occasion de la révision du PLU actuellement engagée pour modifier les droits d’utilisation des sols dans la zone du Rohu.

Cette modification devrait notamment supprimer la possibilité actuellement ouverte de créer un ponton dans le chenal du Blavet dont la seule raison d’être serait de faciliter les débarquements de sable.

Elle devrait d’autre part abandonner la perspective actuellement préconisée de regroupement des sabliers et proscrire l’installation sur la zone d’industries classées à l’exception de celles liées à la construction navale

Ces modifications pourraient être assorties d’autres dispositions visant à maîtriser le développement de cette zone en harmonie avec celui de la commune.

 

Sur son site, l'association Lanester Urbanisme Environnement (membre du collectif Peuple des dunes), explique dans le détail la motivation de cette pétition demandant une modification du PLU de Lanester :

 

Pour préserver nos côtes et nos dunes
et ne pas aggraver nos nuisances urbaines


Pour bloquer les projets sabliers de Lafarge nous demandons de modifier le PLU de Lanester. Ces lignes ont pour objet de vous expliquer pourquoi.

1- La situation actuelle :

Installées au Rohu dans les années 70 par la Chambre de Commerce, propriétaire et gestionnaire de la zone d'activités, deux entreprises sablières y reçoivent par mer du sable provenant de l'estuaire de la Loire qu'elles tamisent sur place puis livrent par camion aux utilisateurs à raison actuellement de 600.000 tonnes/an (400.000 il y a 4 ans).
Très peu porteuses d'emplois locaux ces entreprises qui créent des nuisances importantes (sonores notamment)pour les quartiers d'habitation proches du Rohu (Le Cosquer, Locunel) occasionnent d'autre part un gros trafic de poids lourds en traversée de l'Est de la ville (quartiers de Lann Gazec et Kervidon).

2- Les projets de Lafarge :

a) Numéro 1 mondial des cimentiers, Lafarge se propose de doubler le tonnage de sable débarqué et traité au Rohu. Une partie de ce sable dont le tonnage dépasserait de loin les besoins du Morbihan serait réexpédiée par mer après traîtement vers le Sud-Est de l'Angleterre (Londres et sa banlieue - cf déclaration du professeur Lebahy de l'UBS/Télégramme 12/07/07).
b) Les 600.000 tonnes annuelles supplémentaires attendues seraient extraites pendant 30 ans de fonds marins situés entre Gâvres et Quiberon.
c) A moyens terme, la femreture envisagée des gravières de l'intérieur des terres conduirait à associer au sable des granulats et des calcaires d'origine marine qui seraient forcément concassés au Rohu.

3- Ce qui entraîneraient

a) Pour nos côtes : une dégradation physique et biologique irréversible du cordon dunaire et des fonds sous-marins entre Gâvres et Quiberon ; avec répercussions sur la pêche côtière et l'ostréiculture en rivière d'Etel.
b) Pour notre ville : une aggravation lourde des nuisances actuelles évoquées ci-dessus et une extension des problèmes de bruit à de nouveaux quartiers ( La Grande Lande, Le Fons, Toulbahado, ...).
c) Pour la zone du Rohu : des obstacles supplémentaires à l'installation souhaitée de nouvelles entreprises liées à la Navale : les peintures de marine n'aiment pas les vents de sable !

4- Comment y faire échec ?

Pour contrer ces projets il est essentiel d'empêcher que Lafarge s'installe sur le Rohu. Le Maire de Lanester a de ce point de vue les mains liées aujourd'hui par les dispositions qu'elle a laissé inscrire il y a deux ans dans le PLU concernant le Rohu : autorisation de construire un ponton dans le chenal du Blavet et prévision de regroupement des activités sablières dans le Sud-Est de la Zone. Sur ces bases par deux fois ses refus d'accorder les permis de construire déposés par Lafarge ont été annulés par les juges Administratifs.

Or, il se trouve actuellement que pour d'autres raisons le PLU de Lanester est mis en révision et que cette révision va prendre plusieurs mois.

Il est de ce fait possible de demander que le Conseil Municipal de Lanester introduis dans cette révision une modification des droits d'utilisation des sols de la Zone du Rohu incluant l'abandon des autorisations d'établir un ponton et de regrouper les sabliers.

Tel est le sens et l'objet de la pétition qui vous est soumise.

Lanester Urbanisme Environnement

 

Liens pour signer la pétition : "Préserver nos Côtes !"

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Thursday, June 14, 2007

Législatives : 18 000 tonnes de grains de sable

Morbihan, 2e circonscription le Peuple des dunes au coeur du débat

débat sur France Bleu Armorique et pour Ouest-France
entre les deux candidats en lice pour le deuxième tour :

Michel Le Grall (UMP)
Nathalie Le Magueresse (PS)

Sujet d'actualité, le projet d'extraction de sable entre Gâvres et Quiberon.


Nathalie Le Magueresse. « Moi, je suis contre, je l'ai dit depuis le départ, je n'ai pas attendu que ce dossier soit sous le feu de l'actualité et des médias, je suis membre de l'association de protection de Gâvres depuis longtemps et j'étais là bien avant que le collectif ne se crée. Je suis contre ce projet. Pourquoi ? Nous parlions tourisme, mais il y a d'autres activités, celles autour de la culture marine notamment qui seraient en péril. L'on sait bien que si on commence à bouger les fonds marins, du plancton toxique va remonter à la surface, avec tout ce que ça veut dire de négatif pour tout ce qui est culture marine, ostréicole, aquacole... que les frayères de pêches sont exactement sur ce site, que là encore, il y aurait un gros problème pour les pêcheurs. Déjà la pêche se réduit, malheureusement, de plus en plus, alors s'il n'y a plus la ressource alors nous aurons un gros problème. Je suis contre, et toujours à propos du tourisme, justement, si on développe ce genre de chose, comme au Cap Fréhel, on n'aura plus que des galets, avec un gros problème d'environnement à la clé ».

Michel Grall. « Je souligne être également opposé à ce projet, et je suis un des premiers maires, je crois, à avoir fait voter au conseil municipal de Carnac un plan pour la mise en oeuvre de précaution écologique. J'y suis opposé, j'ai participé avec de nombreux maires à la manifestation à Erdeven le 25 mars dernier. Il faut savoir que la zone concernée a fait l'objet d'une extraction de sable d'environ un million de tonnes pour la construction de la base sous-marine. Puis elle a fait l'objet d'une extraction de sable d'environ deux millions de tonnes pour la reconstruction de la ville de Lorient. On nous parle aujourd'hui d'un projet d'extraction de 600 000 tonnes minimum sur trente ans, soit au minimum 18 millions de tonnes de sable. Rendez-vous compte des répercussions de ce projet pour l'érosion des dunes d'Erdeven. Donc, il y a bien modification du cordon dunaire, nous sommes sur une zone fragile, il y a un risque majeur pour l'écologie et pour l'environnement ».

Et que peut faire un député ?

Michel Grall. « L'un des premiers points que je veux mettre en oeuvre c'est d'interpeller notre futur ministre, ministre actuel ou celui qui prendra le poste, ministre du Développement durable, pour le sensibiliser et pour mettre en cause ce projet ».

Nathalie Le Magueresse. « Je tiens à souligner que cette action, je l'ai déjà menée en tant qu'attachée parlementaire avec Odette Herviaut, sénatrice du Morbihan, puisque nous avons déjà saisi l'ancien gouvernement dans lequel était déjà M. Sarkozy. Car je tiens à le rappeler, c'est quand même ce gouvernement qui a donné l'autorisation d'effectuer des études pour le prélèvement ».

Michel Grall. « Je veux quand même rétablir un point. Ce n'est pas ce gouvernement qui a donné l'autorisation, c'est l'État. Il ne faut pas confondre les erreurs classiques des socialistes, qui sont de dire l'État, c'est le gouvernement. Ce n'est pas le gouvernement, c'est l'État, c'est une direction qu'a donnée un des ministères ».

Nathalie Le Magueresse. « Signée de différents ministres, notamment du ministre de l'Industrie. Jusqu'à preuve du contraire les ministres représentent l'État, donc, je suis désolée, M. Grall, de vous dire que c'est bien votre gouvernement qui a donné cette autorisation ».

Michel Grall. « Vous êtes peut-être désolée, mais le ministre a joué son rôle ».

Nathalie Le Magueresse. « Il avait le droit de refuser. Il ne l'a pas fait ».

Michel Grall. « Comptez sur moi pour que le dossier soit présenté au ministère du Développement durable ».

Nathalie Le Magueresse. « Pourquoi ne l'avez-vous pas déjà fait ? Moi, je n'ai pas attendu d'être candidate pour le faire en tant qu'élue, et, à la demande du collectif, je vous avais adressé un courrier en tant qu'élue en disant qu'il fallait aller contre cette extraction ».

Michel Grall. « Notre mobilisation c'est quoi ? Cela a été un vote au conseil municipal, cela a été une mobilisation autour du Peuple des dunes le 25 mars, nous n'avons pas attendu d'avoir un courrier, courrier que je n'ai jamais reçu de votre part, pour engager des actions ».

Nathalie Le Magueresse. « Je mobiliserais justement les ministres, je me déplacerais à Paris si nécessaire, je ferais vraiment le nécessaire dans les ministères pour que ce dossier aboutisse. De toute façon je serais au côté des gens qui sont mobilisés. Pour que ce projet soit annulé ».
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Tuesday, May 22, 2007

Nos plages valent plus que leurs profits !

Avec ce titre, Anita Ménard signe un édito au vitriol, sur Ile-de-Groix.info, en réaction à la décision du Conseil d'Etat qui impose au maire de Lanester de signer le permis de construire pour Lafarge. En illustration un dessin de JCF.

Posted by Bruno at 06:30:00 | Permanent Link | Comments (0) |

Wednesday, March 14, 2007

Le Peuple des dunes à Lanester

Vous vous interrogez encore avant d'accorder votre soutien au collectif "le Peuple des dunes" contre le projet d'extraction de sable par le groupe Lafarge ?

Une soirée-débat est organisée par l'association Lanester nouvelle citoyenneté pour une rencontre entre les habitants et le collectif. Avant le grand rassemblement du 25 mars sur la plage de Kerhillio à Erdeven, cette soirée doit vous permettre d'entendre les réponses à vos interrogations, vous pourrez poser vos questions. Cette soirée débat est la seule qui a lieu sur la rive gauche du Blavet et pourtant nous sommes tous concernés, que nous soyons habitants de Lanester bien-sur mais aussi de Lorient, Larmor-Plage, Ploemeur, Guidel, pour ne citer que les communes ayant un contact direct avec la mer et des dunes sur le trait de côte du territoire de leur commune.

Le Peuple des dunes à Lanester

Jeudi 15 mars à 20h30 salle Jean-Vilar


Le Télégramme, dans la rubrique Lanester précise :
(édition du13 mars)

"Philippe Jestin, président de LNC, nous explique les raisons de ce débat :

Pourquoi ce débat ? Le projet d’extraction de sable en mer nous oblige à réfléchir sur les risques liés à l’environnement. En effet, le retrait d’autant de sable, au moins 18 millions de tonnes en 30 ans, aussi près du littoral aura certainement un impact sur la côte, les dunes et bien sûr sur la faune et la flore marines. Les Lanestériens et, plus largement, les habitants du pays de Lorient sont attachés à cette côte. Ils la fréquentent toute l’année. Comment pouvons nous imaginer qu’ils ne soient pas informés sur ce dossier. Le temps où quelques personnes, en haut lieu, décidaient sans concertation est révolu.

Les Lanestériens sont d’autant plus impliqués dans ce projet que le sable devra être débarqué au Rohu ? Tout à fait. C’est un sujet aussi d’actualité locale. Le tribunal administratif de Rennes vient de prononcer l’annulation de la décision du maire de Lanester de refuser le permis de construire à la société SRD qui souhaite étendre ses activités sur le site du Rohu. En cas d’aboutissement de ce projet, le tonnage du sable débarqué serait plus que doublé au Rohu, avec toutes les conséquences que nous pouvons imaginer. Les demandes de sable sont pourtant énormes.


Quelle alternative proposez-vous ?
Nous sommes conscients, comme le collectif d’ailleurs, qu’il faudra encore du sable pour la construction. Mais, n’est-il pas le temps de réfléchir à d’autres méthodes, certains pays utilisent par exemple un pourcentage important de matériaux recyclés, en France, nous sommes très timides dans ce domaine.

Comment se passera la soirée de jeudi ?
Nous espérons accueillir un nombre important d’habitants à cette soirée. L’entrée est bien sûr gratuite, mais ceux qui veulent soutenir le collectif le Peuples des dunes pourront acheter des autocollants, ils seront vendus au prix minimum de 2 €. L’argent collecté permettra au collectif d’organiser au mieux la manifestation du 25 mars, à Erdeven, manifestation à laquelle LNC espère une mobilisation importante. Les intervenants seront Pierre Mollo, enseignant-chercheur au ministère de l’Agriculture, spécialiste du plancton ; André Berthou, patron pêcheur (à la retraite), président du collectif Peuple des dunes et Jean-Pierre Le Visage, président de l’Observatoire du plancton de Port-Louis"
Posted by Bruno at 21:08:59 | Permanent Link | Comments (1) |

Monday, March 05, 2007

Le Peuple des dunes à Port-Louis

Demain, mardi 6 mars, la "caravane" du Peuple des dunes sera à Port-Louis pour une soirée-débat d'information et d'échange sur le projet d'extraction de sable en mer entre Gâvre et Quiberon.

Mardi 6 mars à 20h 30, Port-Louis, salle des fêtes de Locmalo soirée-débat.

Compte rendu de la réunion par Catherine Vaton

Une quarantaine de personnes avaient affrontés les éléments pour assister à la réunion organisée par le Collectif Peuple des Dunes.
Comme à chacune de nos réunions d’informations, le public a été très attentif aux explications apportées par Jimmy Pahun et Jean-Pierre Le Visage (Observatoire du Plancton) sur les risques environnementaux du projet d’extraction de sable en mer.
Il a été fait la présentation du projet d’extraction de sable en mer à l’appui de différentes cartes mettant en lumière le lieu exact d’extraction, puis ont été présentés les problèmes risquant d’en découler - cordon dunaire attaqué, plages sans sable, diminution ou disparition d’une partie de la faune aquatique, pêches infructueuses…
Des exemples des conséquences dues à l’extraction de sable à l’étranger ont été cités et appuyés par des photos…
On a rappelé que les cordons dunaires et les plages souffrent aujourd’hui des extractions de sable ayant eues lieues il y a une quarantaine d’années, notamment celles ayant servies à la construction de la base des sous-marins de Lorient…

Le débat qui a suivi, riche en questionnements a démontré une fois de plus, tout l’émoi qu’un tel projet suscite. Le Peuple des Dunes a invité chaleureusement tous les gens concernés à rejoindre la marche d’Erdeven le 25 mars.

 

Posted by Bruno at 22:03:53 | Permanent Link | Comments (4) |
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