Monday, February 25, 2008

Ouest-France : Sable, le pacte du Peuple des dunes

Revue de presse

Ouest-France du 25/02/2008

Entrée en campagne réussie. Une centaine de personnes, dont de nombreux candidats aux élections municipales et cantonales, ont répondu à l'invitation du Peuple des dunes, vendredi soir à Gâvres.
Sable : le pacte du Peuple des dunes
Le projet d'extraction de sable entre Gâvres et Quiberon mobilise. De nombreux candidats aux élections ont répondu à l'invitation du Peuple des dunes.
Le Peuple des dunes est un collectif qui rassemble près de 140 associations. Il se bat bec et ongles, depuis début 2007, contre le projet de deux groupes cimentiers, Lafarge et Italcementi, d'extraire 600 000 tonnes de sable, par an, entre Gâvres et Quiberon. Selon le Peuple des dunes, ce projet porterait atteinte à la vie sous-marine et dégraisserait les plages de leur fin manteau.

«C'est un combat politique », ont martelé les divers porte-parole du collectif. Jean Grésy, Jean-Pierre Le Visage, André Berthou... Et Yves Lebahy, professeur agrégé de géographie à l'Université de Bretagne Sud. Pour qui, les communications élaborées par les cimentiers eux-mêmes ne sont que de «la manipulation».

Yves Le Bahy est direct : «Les échelles des hauteurs sur les cartes, les affirmations disant que la houle n'agit pas en dessous de 15 m de profondeur, etc., etc., les résultats de leurs études sont tellement grossiers qu'on peut mettre fortement en doute leur crédibilité scientifique.»

Les candidats qui étaient présents, mais aussi ceux retenus par leurs réunions publiques, sont plutôt aux côtés du collectif. Impossible ici de citer toutes les interventions. Joseph Le Floch, par exemple, candidat à la mairie de Plouhinec, a demandé si l'extension programmée de Natura 2000 en mer pouvait stopper le projet. Non, lui a-t-il été répondu.

Principe de précaution, moratoire

Autre intervention : Anne-Marie Boudou, engagée dans les cantonales à Belz, estime qu'on devrait appliquer aux extractions de sable le préjudice écologique appliqué dans le procès de la marée noire de l'Erika. Quant à Alain Guichard, candidat aux municipales à Lanester, concerné par l'activité sablière, il réclame l'application du principe de précaution et un moratoire.

Heureux de ces prises de position, le Peuple des dunes a proposé un pacte aux candidats. En le signant, chacun s'engage à «rappeler, tout au long de sa campagne, dans ses discours et déclarations, sa volonté de s'opposer au projet d'extraction de sable» et, une fois élu, de «soutenir tout projet de loi visant à s'opposer au pillage des ressources naturelles» et d'«entreprendre toute action susceptible de procurer aux populations morbihannaises un environnement durable».

Bon nombre de candidats ont signé le pacte dès vendredi soir. Les autres ont jusqu'au 9 mars pour le faire, s'ils le souhaitent. Le Peuple des dunes en publiera la liste.

Charles JOSSE.
Ouest-France

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Friday, December 14, 2007

«Le peuple des dunes de Gâvres à Quiberon» de Suzanne Leblanc et Maryvonne Auvin

Un recueil poétique et militan
en vente 10€ au profit du Collectif le peuple des Dunes. 



Cet ouvrage est édité à compte d'auteur,
il est en dépot-vente dans les lieux suivants :


• Gâvres, au comptoir Gâvrais
• Lorient, librairie Coop Breizh (60, Rue Port 56100 Lorient - tel : 02 97 21 22 17), librairie l'Imaginaire (1 Rue De La Patrie 56100 Lorient) , et dans la galerie Carrefour (Lorient) mercredi 19, jeudi 20 et vendredi 21 décembre 2007.
• Plouhinec, à la maison de la presse
• Vannes, librairie Lenn ha dilenn (8 Rue des Chanoines 56000 Vannes - tel : 02 97 01 01 11) et sur le marché de Noël samedi 22 et dimanche 23 décembre 2007.
• Arradon au marché de Noël samedi 22 et dimanche 23 décembre 2007.

l'article du journal Ouest-France du 14/12/2007
Edition : Morbihan - Rubriques : Départementale

Elles ont écrit et peint le Peuple des dunes

Suzanne Leblanc et Maryvonne Auvin : l'une écrit, l'autre peint. Deux militantes publient un petit ouvrage qui présente, avec textes et aquarelles, la mobilisation contre le projet d'extraction de sable.

De Gâvres à Quiberon, Suzanne Leblanc écrit la dune. «En enjambant ses frêles tiges d'herbes bousculées par le vent, on perçoit comme un frémissement. C'est que la dune vit. Tour à tour balayée par le vent, ravinée par les orages et les pluies, brûlée par le soleil...» Et Maryvonne Auvin, peintre, a sorti toiles et pinceaux. Sur le terrain, elle saisit à l'aquarelle la couleur changeante du ciel, les chardons et «des vagues de dunes pour arrêter les vagues.»

«Une lame de fond»
Le recueil, poétique et militant, a été édité à compte d'auteur par les deux amies d'enfance qui se sont retrouvées dans l'aventure du Peuple des dunes. Le collectif s'est créé dans le sud-Morbihan pour s'opposer au projet de la société Lafarge d'extraire 600 000 tonnes à l'année de sables marins entre Groix et la pointe de Quiberon. Le 25 mars dernier, une manifestation a réuni près de 12 000 personnes sur le sable de la plage d'Erdeven, «une lame de fond».
Le livret ne se veut pas ouvrage de référence ou scientifique. Les deux créatrices ont mis leur force et leur sensibilité en commun pour présenter à la fois le site dunaire, «8 000 ans ont été nécessaires pour le voir naître et le façonner», et le projet d'extraction et ses conséquences.
Dans une troisième partie, elles retracent «la mobilisation.» Le texte argumente, critique, cite géographes et biologistes qui ont pris fait et cause contre le cimentier. À la fin du carnet, elles donnent une carte de Bretagne où apparaissent les trente-huit communes de l'association Bruded, un réseau de collectivités qui se sont engagées à construire avec des matériaux alternatifs et durables.

Christian GOUEROU.

L'article du Télégramme

Le peuple des dunes.  Un carnet aquarellé
Au sein du Peuple des Dunes, collectif de 140 associations contre l’extraction de sable entre Quiberon et Groix, deux amies d’enfance ont décidé de militer. Maryvonne Auvin et Suzanne Leblanc, aujourd’hui retraitées à Vannes, ont mis leurs plumes et pinceaux au service de la lutte. Au fil de balades, l’une a réalisé des aquarelles, l’autre s’est imprégnée des lieux pour le traduire en mots. En une soixantaine de pages, elles présentent le site, la dune vivante de Gâvres à Quiberon, le projet Lafarge et ses conséquences sur l’environnement, puis la mobilisation. «Nous avons imaginé ce livre comme une nouvelle forme de mobilisation», expliquent les deux amies qui viennent d’éditer à compte d’auteurs 200 exemplaires de ce carnet aquarellé. «Ça me rappelle Plogoff», souffle Maryvonne avec un brin de nostalgie. «Une belle lutte fructueuse». 
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Thursday, November 01, 2007

Ouest-France, Île de Groix, permis Lafarge : le conseil est défavorable

Revue de presse

Ouest-France du 01/11/2007
rubrique Île de Groix


Permis Lafarge : le conseil est défavorable
Réuni mardi soir à la salle des fêtes, le conseil municipal a délibéré sur la demande de prolongation du permis exclusif de recherche de sables et de graviers siliceux marins au large de l'île. L'Etat a accordé au groupe Lafarge, il y a deux ans, un permis exclusif de recherche au large de Groix, Gâvres, Quiberon, Belle-Ile. Les communes littorales ont été invitées à faire connaître leurs observations sur le renouvellement de ce permis pour une période de deux ans, au plus tard le 31 octobre. Toutes les autres communes ont émis un avis défavorable. «L'Île de Groix a été la première à contester le projet, considérant notamment que le principe de précaution n'était pas appliqué, ni en matière environnementale, ni dans le domaine économique en ce qui concerne la pêche côtière», rappelle le maire.

La mobilisation contre le projet d'extraction de sable marin a permis la constitution d'une commission de suivi, ainsi que la création d'un groupe de travail au sein de Cap l'Orient, appelé Rade et développement durable. «La communauté d'agglomération a beaucoup travaillé sur cette question, en partenariat avec toutes les parties concernées, les pêcheurs et les diverses associations. Elle a entendu le groupe Lafarge, mais elle a également demandé à Audelor de faire un point des connaissances actuelles sur l'impact de l'extraction... Son objectif est d'obtenir une expertise indépendante, selon le principe de précaution le plus élémentaire», souligne Eric Régénermel. Car actuellement, les bureaux d'études sont financés par Lafarge.

«Il faut permettre à ces démarches d'aboutir, à commencer par l'expertise scientifique qui doit pouvoir se dérouler de façon sereine et transparente. Le développement économique doit aujourd'hui s'envisager en termes de cohérence, avec les enjeux de qualité de vie et de protection de l'environnement. Tel est le sens de la démarche Agenda 21, actuellement à l'oeuvre sur Groix», argumente le maire. Il lui paraît donc impossible de prendre une décision en l'absence d'un travail d'expertise indépendant, permettant de disposer de conclusions précises et de préconisations. Le maire a été suivi par l'ensemble des conseillers. Un avis défavorable a été voté à l'unanimité.
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Thursday, October 11, 2007

Ouest-France, Le Morbihan enterre sa querelle du sable

Revue de presse

Le Morbihan enterre sa querelle du sable
Un projet d'extraction de sables marins en Baie d'Etel agite tout le littoral morbihannais.Ce dossier ne viendra cependant pas gripper les municipales.

Depuis le 3 mai 2005, date à laquelle le ministère de l'Industrie a accordé un permis de recherches au Français Lafarge et à l'Italien Italcementi, la marée de contestation contre toute extraction de sables marins en Baie d'Etel n'a cessé de monter. Depuis le combat antinucléaire des années 70 contre le projet d'implantation d'une centrale à Erdeven, jamais le paisible Morbihan ne s'était ainsi mobilisé ! De Groix à Quiberon, la « menace » a suscité une véritable levée de boucliers. Un collectif réunissait près de 10 000 manifestants au printemps dernier sur la plage d'Erdeven.

Quand le bâtiment va...
Un temps observateurs discrets, les élus locaux ont vite pris la mesure du vent de sable qui risquait de souffler sur la prochaine campagne électorale. Par conviction ou par prudence, au nom d'un principe de précaution écologiste ou électoral, ils se sont tous rangés derrière l'idée qu'extraire 18 millions de tonnes de sable en 30 ans pouvait avoir des conséquences fâcheuses sur le milieu marin et sur le cordon dunaire.
Michel Grall, député-maire UMP de Carnac, a bétonné le terrain. Il se fait fort d'obtenir à Paris l'annulation pure et simple du projet. Plus subtilement, à l'initiative de Norbert Métairie (PS), les élus de la communauté d'agglomération du Pays de Lorient dont les ports accueilleraient le trafic sablier, demandent à un comité scientifique, indépendant des cimentiers, de les éclairer sur les risques d'atteinte à l'environnement et au littoral. L'étude va demander un peu de temps. Assez pour ne pas avoir à prendre une position tranchée avant l'échéance de mars 2008. Si des partisans de l'extraction existent, ils sont pour l'heure bien silencieux. Un Grenelle du sable ne devrait donc pas venir perturber la campagne électorale.
Dommage pour le débat de fond regrettent certains. Ce dossier n'est en effet pas sans paradoxe, ni exempt d'une certaine forme d'hypocrisie. Le littoral du Morbihan défend bec et ongles son sable. Mais ce même littoral, déjà assez largement bétonné et sur lequel se concentrent les quatre cinquièmes de la population du département (une croissance de 5 % par an depuis 5 ans), continue de construire à tour de bras des lotissements, des routes, des ponts, des stades. Des chantiers plus gourmands les uns que les autres en ciment, et donc en granulats pour le bâtiment, que les carrières terrestres ne peuvent plus fournir.
Construire dans des matériaux alternatifs ? Recycler les vieux bétons ? Des pistes d'avenir mais encore trop marginales. « Si la commande publique ne montre pas mieux l'exemple, comment demander aux particuliers de faire des efforts · » grince un adjoint au maire de Lorient, l'UDB Yann Syz.
Jean-Laurent BRAS. Ouest-France

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Friday, October 05, 2007

Ouest-France Lorient, Les élus cherchent un Grenelle du sable

Revue de presse

Ouest-France
Lorient le 05/10/2007

Les élus cherchent un Grenelle du sable

Hier soir, le conseil municipal de Lorient a tenu une longue séance de près de cinq heures.La pré-campagne électorale est ouverte.

Si la politique est la science du compromis ou de la gestion des contraires, le conseil municipal d'hier soir mériterait d'être raconté aux étudiants de Sciences Po ! Durant près de cinq heures de débats, les élus lorientais se sont (presque) accordés sur l'urgente nécessité de construire à tour des bras des logements neufs et sur le besoin imposé par le football pro de construire non pas une mais deux tribunes neuves au Moustoir. Quelques milliers de mètre cubes de béton à couler...

Ces deux affaires entendues, ils ont, avec la même unanimité, donné un avis défavorable à la prolongation du permis de recherche de sables marins et validé une convention avec la Fondation Nicolas Hulot pour faire connaître aux écoliers le programme « L'eau et la mer vivante »...

Face à cet évident paradoxe, à gauche comme à droite, des voix se sont fait entendre pour appeler à une sorte de Grenelle local du sable et du ciment. Pour tenter de marier l'eau et le feu : l'économique et l'écologique. En proposant la mise en place d'un comité scientifique indépendant chargé de rendre un avis sur le projet d'extraction de sables marins, le maire de Lorient et président de la communauté d'agglomération rend un fier service à tout le monde.

Ce foutu sable dont tout le monde à besoin mais que personne ne veut voir extrait ne viendra pas enrayer la campagne qui s'ouvre en obligeant les candidats à se déterminer. Au nom d'un principe de précaution... électorale, les vraies prises de positions attendront l'an prochain.


Jean-Laurent BRAS.
Ouest-France

Site Ouest-France

Recherches de sable : l'avis défavorable de la ville de Lorient
Sans surprise, le conseil municipal de Lorient vient, à l'unanimité, d'émettre un avis défavorable à la prolongation du permis de recherche de sables marins entre Quiberon et Groix.L'ensemble des élus dit vouloir attendre les conclusions du comité scientifique indépendant que la communauté d'agglomération du Pays de Lorient va mettre en place.

Plus d'informations demain dans Ouest-France (voir ci-dessus)
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Thursday, October 04, 2007

Bretagne, pêche scientifique dans le périmètre du permis exclusif de recherche accordé à Lafarge

Revue de presse

Ouest France
Lorient jeudi 4 octobre 2007

La pêche scientifique du Gildany II devant Etel
A bord du Gildany II, Amélie Minereau et Julie Tourolle, ingénieurs, et le patron de pêche, Gildas Kerzerho.
A bord du Gildany II, Amélie Minereau et Julie Tourolle, ingénieurs, et le patron de pêche, Gildas Kerzerho.

Mardi, le chalutier lorientais a travaillé sur la zone du permis exclusif de recherche sablière de Lafarge. Pour mettre le poisson en équation.
Sous le poisson, le sable ! Mardi matin, le Gildany II, patron Gildas Kerzerho, est sur zone vers 5 h 30, devant Etel. L'équipage, Landry Kerzerho et Jimmy le Bouille, met à l'eau un chalut de fond à grande ouverture. La pêche n'est pas ordinaire : le trait de chalut, ainsi que les deux suivants, vont servir à répertorier la faune marine dans le périmètre du permis exclusif de recherche accordé à Lafarge (1). Tout cela sous l'oeil attentif de deux scientifiques du bureau d'étude Astérie de Brest, Amélie Minereau et Julie Tourolle. À bord, le Gildany II a aussi embarqué deux observateurs, André Berthou du collectif Le Peuple des dunes, et Laurent Léna pour le comité des pêches de Lorient-Etel.

Mardi soir, la pêche scientifique a été pesée et stockée en chambre froide. Mercredi, Amélie Minereau, ingénieur géologue, et Julie Tourolle, ingénieur biologiste, ont pesé, mesuré les différentes espèces de poisson. «Nous pratiquons des prélèvements d'estomac que nous adresserons à un laboratoire afin de connaître leur nourriture, surtout celle des poissons de fond. Le but est aussi de savoir si nous sommes sur une zone de nourrissage.» Le premier chalut à grande ouverture a été relevé au lever du jour. Les deuxième et troisième traits ont été faits en chalut jumeau. Le deuxième trait a été pratiqué avec une chaussette pour diminuer la taille des mailles. «Nous avions une autorisation de la préfecture maritime» précise les deux ingénieurs.

«Nous avons pêché beaucoup de merluchons, de soles, du bar, quelques raies et congres, environ 300 kg de sardines, de la seiche, des encornets, du rouget, un peu de maquereau, une seule morue, de la dorade grise et une dorade rosée, du carrelet, du tacaud, du chinchard, rouget et grondin, un peu de lieu jaune. Les coquillages ont été évalués sur le bateau et nous les avons remis à la mer.» Après l'avoir décortiqué sous toutes ses écailles, reste à mettre tout ce poisson en équation et en diagramme.

«Nous n'en sommes qu'à l'état de recherche» précisent Amélie Minereau et Julie Tourolle. « Nos évaluations vont permettre de faire une étude d'impact en intégrant les positions des traits de chaluts. Nous avons pêché sur l'ensemble de la zone concernée par le permis de recherche sablière. » Gildas Kerzerho confirme : «Il y avait du brouillard, mais nous avons fait le travail là où il fallait.» Pourquoi a-t-on choisi son chalutier pour cette campagne scientifique ? « On a choisi le patron le plus ancien de Lorient. J'ai 54 ans et demi.»


(1) Lafarge a pour projet une éventuelle extraction de sable en mer, à plus de trois milles des côtes (7 km), par moins 30 mètres de fond et à raison de 600 000 tonnes par an.


Christian GOUEROU.
Ouest-France
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Thursday, September 27, 2007

Sable : Ne pas créer de dommages irréversibles

Revue de presse

Dans une interview, la députée de Lorient, Françoise Olivier-Coupeau réafirme sa positon sur le projet d’extraction de sable marin du groupe Lafarge.


Source : Ouest-France édition de Lorient le 22-23/09/2007

Ouest-France : Quel est votre avis à propos de l’extraction de sable entre Gâvres et Quiberon ?

Françoise Olivier-Coupeau : J’ai rencontré les dirigeants de Lafarge. Je souhaite qu’on applique ici le principe de précaution. Qu’on diversifie la filière avec des matériaux de recyclage et alternatifs. J’ai aussi rencontré le comité local des pêches. Appliquer le principe de précaution, cela veut dire ne pas engager de mesures qui peuvent causer des dommages irréversibles.

Ouest-France : Jean-Yves le Drian a eu un discours plus ambigu. Il dit : « Il y a sable et sable » ?

Françoise Olivier-Coupeau : Lui, c’est lui et moi c’est moi ! Nous nous respectons, mais jamais il ne m’a dit ce que je devais penser en tant que députée

Recueilli par
Christian Gouerou

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L'extraction de sable en mer, près des côtes, est incompatible avec la pêche

Revue de presse

Après l’assemblée générale du comité local des pêches à Kéroman, la présidente, Lilliane Carriou indique la position des pêcheurs concernant le projet d’extraction de sable entre Gâvres et Quiberon du groupe Lafarge.


Source : Ouest-France édition de Lorient le 22-23/09/2007

Ouest-France : C’est dans cet esprit de protection de ressource, et du travail des pêcheurs, que le comité local s’est très tôt opposé au projet Lafarge d’extraction de sable entre Gâvres et Quiberon…


Lilliane Carriou : Cette zone de pêche est économiquement essentielle pour une centaine de bateaux côtiers de Lorient, d’Auray mais aussi de Concarneau, qui y travaillent à longueur d’année. Lafarge va pouvoir s’en rendre compte. Deux techniciens vont embarquer sur un chalutier de Keroman début octobre pour explorer la zone. Le comité local aura un observateur à bord. Mais que les choses soient bien claires : nous restons fermement opposées au projet d’extraction. C’est incompatible avec nos métiers.


Recueilli par
Charles Josse
Posted by Bruno at 08:21:55 | Permanent Link | Comments (0) |

Saturday, September 22, 2007

Le président de Cap l'Orient contre la prolongation du permis exclusif de recherche, de sables au large de Gâvres-Quiberon, par LAFARGE

Revue de presse

Projet d'extraction de sable marin entre Gâvres et Quiberon, une initiative de l'Etat, transmise par l'intermédiaire du Préfet du Morbihan, pousse les élus locaux à prendre position pour ou contre la demande de prolongation du permis exclusif de recherche (PER) demandée par les filiales des groupes cimentiers LAFARGE et ITALCEMENTI. Le président de Cap l'Orient est partisan d'une position commune des conseils municipaux.



Ouest-France
le 21/09/2007
édition de Lorient Rubrique Lanester

 

Norbert Métairie se prononce pour un avis défavorable

Norbert Métairie a écrit hier à Thérèse Thiéry, maire de Lanester, à l'heure où le conseil examinait la demande de prolongation du permis exclusif de recherche de sables et graviers au large de Gâvres-Quiberon. Sur le territoire de Cap l'Orient, les communes de Lorient, Groix et Gâvres auront à leur tour à émettre un avis d'ici la fin du mois d'octobre, à la demande du préfet du Morbihan. Dans le même délai, les élus de Quiberon, Saint-Pierre-Quiberon, Plouharnel, Erdeven, Etel et Plouhinec sont appelés à se prononcer.

L'examen de la question dès hier soir au conseil municipal de Lanester a poussé Norbert Métairie à présenter «la proposition que je ferai au bureau de Cap l'Orient du 28 septembre prochain pour une position commune de l'ensemble des conseils municipaux sollicités».

Le président de Cap l'Orient rappelle qu'il a réuni les principaux acteurs décisionnaires de l'économie portuaire et pris l'initiative de créer, au sein du bureau de Cap l'Orient, un groupe de travail sur le thème «Rade et Développement durable».

Sur l'extraction de sable au large de Gâvres Quiberon, Norbert Métairie annonce qu'il va proposer au prochain bureau de Cap l'Orient de constituer «un comité d'expertise scientifique indépendant. Il s'agit de donner à la communauté d'agglomération les moyens d'une réflexion sereine et transparente. Le travail attendu de l'expertise scientifique sera mis à la disposition de l'ensemble des acteurs concernés...»

Norbert Métairie conclut : «Compte tenu du fait qu'en l'absence de vote dans le délai imparti l'avis de la commune serait réputé favorable, je proposerai en ma qualité de maire au conseil municipal de Lorient d'émettre un avis défavorable à la demande de prolongation du permis exclusif de recherche dans l'attente des préconisations de cette expertise scientifique indépendante. Ce délai me paraît également pouvoir être très utilement mis à profit pour mener une réflexion très complète sur le problème des besoins de notre région en matériaux de construction et des réponses techniques à y apporter dans les années qui viennent (par exemple, le recyclage des matériaux de déconstruction).»



Le Télégramme
le 21/09/2007
Lanester

 

Sable : le non de Métairie à la poursuite de l’étude

Hier soir, à la demande du préfet, le conseil municipal de Lanester devait rendre un avis sur la demande de prolongation du permis exclusif de recherche de sable au large de Gâvres. Soucieux que les communes concernées par le projet (Lanester, Gâvres, Groix, Lorient) aient une ligne de conduite commune, Norbert Métairie, président de Cap l’Orient, a adressé un courrier à Thérèse Thiery, maire de Lanester, pour lui faire part de sa position.
«J’ai été saisi, en ma qualité de maire, par le préfet du Morbihan, pour faire délibérer le conseil municipal de Lorient avant la fin octobre, afin d’émettre un avis sur la demande de prolongation du permis exclusif de recherche de sable et graviers au large de Gâvres-Quiberon. Votre conseil devant se prononcer dès sa séance de ce soir, (NDLR : hier), je vous communique la proposition que je ferai au bureau de Cap l’Orient du 28 septembre, pour une position commune de l’ensemble des conseils municipaux sollicités».

Des auditions en cours
«Mandaté par le conseil de communauté, unanime pour conduire une démarche partagée et globale pour le développement durable de la rade et du littoral, j’ai réuni les principaux acteurs décisionnaires de l’économie portuaire et pris l’initiative de créer, au sein du bureau de Cap l’Orient, un groupe de travail sur le thème « Rade et développement durable ». Ce groupe de travail a procédé à un ensemble d’auditions sur les questions-clés des extractions de sables marins, certes, mais aussi des dragages, de la qualité des eaux, de la biodiversité de la Rade et du littoral. Ces auditions vont se poursuivre dans les semaines qui viennent à un rythme soutenu ; elles permettront la création d’un groupe de concertation permanent avec les associations spécifiquement impliquées. Sur l’extraction de sable au large de Gâvres-Quiberon, suite à l’audition avant l’été de l’ensemble des acteurs concernés, je proposerai au prochain bureau de Cap l’Orient, de constituer à nos côtés un comité d’expertise scientifique indépendant. Il s’agit de donner à la communauté d’agglomération les moyens d’une réflexion sereine et transparente». «Le travail attendu de l’expertise scientifique sera mis à la disposition de l’ensemble des acteurs concernés et contribuera ainsi à améliorer leur compréhension de cette problématique.

«Émettre un avis défavorable»
Dans ces conditions, et compte tenu du fait qu’en l’absence de vote dans le délai imparti l’avis de la commune serait réputé favorable, je proposerai (en ma qualité de maire), au conseil municipal de Lorient, d’émettre un avis défavorable à la demande de prolongation du permis exclusif de recherche dans l’attente des préconisations de cette expertise scientifique indépendante».

Élargir la réflexion
«Ce délai me paraît également pouvoir être très utilement mis à profit pour mener une réflexion très complète sur le problème des besoins de notre région en matériaux de construction et des réponses techniques à y apporter dans les années qui viennent (par exemple, le recyclage des matériaux de déconstruction). La pérennisation et le développement de notre économie portuaire et maritime, qui sont la priorité, ne peuvent aujourd’hui s’envisager qu’en termes de cohérence et non plus d’antagonisme avec les enjeux de qualité de vie et de protection de l’environnement. C’est la condition même du développement durable et solidaire de l’ensemble de notre territoire».

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Tuesday, September 18, 2007

Rade Environnement dit non au projet d'extraction de sable par Lafarge

L'association Rade environnement "revendique un port propre" dans un article de Ouest-France, édition de Lorient. Les problèmes sont nombreux, du projet d'usine de clinker Cimanor, au sable du Rohu, en passant par les cuves de carburant et le clapage des boues de dragage au large de Groix.

Extrait :

Le sable et Lafarge.

Très tôt, Rade Environnement a rejoint le collectif du Peuple des dunes, qui lutte contre le projet d'extraction de sable du cimentier Lafarge. «Oui, il faut développer la rade de Lorient. Mais que cela n'empêche pas un autre développement. Nous ne voulons pas finir comme Fos-sur-Mer.» Il cite le nombre d'emplois créés, «sept emplois pour le sable au Rohu ! Ils veulent du sable gratuitement alors que c'est un bien public. On dit non. Alors, extraire du sable, oui, mais pas à 20 m de profondeur et à 3 km du trait de côte. Il faut aller chercher le sable bien plus loin et plus profond. » Le président de Rade Environnement pose la question de l'urbanisation à outrance de la côte. Pour lui, il est urgent de former les professionnels du bâtiment à des filières qui utilisent des matériaux alternatifs.

Norbert Métairie et Rade Environnement.

L'association a rencontré le maire de Lorient et président de l'agglomération lundi 17 septembre. «Nous avons des approches communes des problèmes de la rade. Mais le maire est soumis à des pressions que nous, association, nous ne rencontrons pas. Il est obligé de rester prudent et c'est normal. Pour ce qui est du permis de recherche sablière, les élus vont demander une expertise indépendante. »

Christian GOUEROU.
Ouest-France

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