Thursday, September 27, 2007

Sable : Ne pas créer de dommages irréversibles

Revue de presse

Dans une interview, la députée de Lorient, Françoise Olivier-Coupeau réafirme sa positon sur le projet d’extraction de sable marin du groupe Lafarge.


Source : Ouest-France édition de Lorient le 22-23/09/2007

Ouest-France : Quel est votre avis à propos de l’extraction de sable entre Gâvres et Quiberon ?

Françoise Olivier-Coupeau : J’ai rencontré les dirigeants de Lafarge. Je souhaite qu’on applique ici le principe de précaution. Qu’on diversifie la filière avec des matériaux de recyclage et alternatifs. J’ai aussi rencontré le comité local des pêches. Appliquer le principe de précaution, cela veut dire ne pas engager de mesures qui peuvent causer des dommages irréversibles.

Ouest-France : Jean-Yves le Drian a eu un discours plus ambigu. Il dit : « Il y a sable et sable » ?

Françoise Olivier-Coupeau : Lui, c’est lui et moi c’est moi ! Nous nous respectons, mais jamais il ne m’a dit ce que je devais penser en tant que députée

Recueilli par
Christian Gouerou

Posted by Bruno at 08:45:08 | Permanent Link | Comments (0) |

L'extraction de sable en mer, près des côtes, est incompatible avec la pêche

Revue de presse

Après l’assemblée générale du comité local des pêches à Kéroman, la présidente, Lilliane Carriou indique la position des pêcheurs concernant le projet d’extraction de sable entre Gâvres et Quiberon du groupe Lafarge.


Source : Ouest-France édition de Lorient le 22-23/09/2007

Ouest-France : C’est dans cet esprit de protection de ressource, et du travail des pêcheurs, que le comité local s’est très tôt opposé au projet Lafarge d’extraction de sable entre Gâvres et Quiberon…


Lilliane Carriou : Cette zone de pêche est économiquement essentielle pour une centaine de bateaux côtiers de Lorient, d’Auray mais aussi de Concarneau, qui y travaillent à longueur d’année. Lafarge va pouvoir s’en rendre compte. Deux techniciens vont embarquer sur un chalutier de Keroman début octobre pour explorer la zone. Le comité local aura un observateur à bord. Mais que les choses soient bien claires : nous restons fermement opposées au projet d’extraction. C’est incompatible avec nos métiers.


Recueilli par
Charles Josse
Posted by Bruno at 08:21:55 | Permanent Link | Comments (0) |

Saturday, September 22, 2007

Le président de Cap l'Orient contre la prolongation du permis exclusif de recherche, de sables au large de Gâvres-Quiberon, par LAFARGE

Revue de presse

Projet d'extraction de sable marin entre Gâvres et Quiberon, une initiative de l'Etat, transmise par l'intermédiaire du Préfet du Morbihan, pousse les élus locaux à prendre position pour ou contre la demande de prolongation du permis exclusif de recherche (PER) demandée par les filiales des groupes cimentiers LAFARGE et ITALCEMENTI. Le président de Cap l'Orient est partisan d'une position commune des conseils municipaux.



Ouest-France
le 21/09/2007
édition de Lorient Rubrique Lanester

 

Norbert Métairie se prononce pour un avis défavorable

Norbert Métairie a écrit hier à Thérèse Thiéry, maire de Lanester, à l'heure où le conseil examinait la demande de prolongation du permis exclusif de recherche de sables et graviers au large de Gâvres-Quiberon. Sur le territoire de Cap l'Orient, les communes de Lorient, Groix et Gâvres auront à leur tour à émettre un avis d'ici la fin du mois d'octobre, à la demande du préfet du Morbihan. Dans le même délai, les élus de Quiberon, Saint-Pierre-Quiberon, Plouharnel, Erdeven, Etel et Plouhinec sont appelés à se prononcer.

L'examen de la question dès hier soir au conseil municipal de Lanester a poussé Norbert Métairie à présenter «la proposition que je ferai au bureau de Cap l'Orient du 28 septembre prochain pour une position commune de l'ensemble des conseils municipaux sollicités».

Le président de Cap l'Orient rappelle qu'il a réuni les principaux acteurs décisionnaires de l'économie portuaire et pris l'initiative de créer, au sein du bureau de Cap l'Orient, un groupe de travail sur le thème «Rade et Développement durable».

Sur l'extraction de sable au large de Gâvres Quiberon, Norbert Métairie annonce qu'il va proposer au prochain bureau de Cap l'Orient de constituer «un comité d'expertise scientifique indépendant. Il s'agit de donner à la communauté d'agglomération les moyens d'une réflexion sereine et transparente. Le travail attendu de l'expertise scientifique sera mis à la disposition de l'ensemble des acteurs concernés...»

Norbert Métairie conclut : «Compte tenu du fait qu'en l'absence de vote dans le délai imparti l'avis de la commune serait réputé favorable, je proposerai en ma qualité de maire au conseil municipal de Lorient d'émettre un avis défavorable à la demande de prolongation du permis exclusif de recherche dans l'attente des préconisations de cette expertise scientifique indépendante. Ce délai me paraît également pouvoir être très utilement mis à profit pour mener une réflexion très complète sur le problème des besoins de notre région en matériaux de construction et des réponses techniques à y apporter dans les années qui viennent (par exemple, le recyclage des matériaux de déconstruction).»



Le Télégramme
le 21/09/2007
Lanester

 

Sable : le non de Métairie à la poursuite de l’étude

Hier soir, à la demande du préfet, le conseil municipal de Lanester devait rendre un avis sur la demande de prolongation du permis exclusif de recherche de sable au large de Gâvres. Soucieux que les communes concernées par le projet (Lanester, Gâvres, Groix, Lorient) aient une ligne de conduite commune, Norbert Métairie, président de Cap l’Orient, a adressé un courrier à Thérèse Thiery, maire de Lanester, pour lui faire part de sa position.
«J’ai été saisi, en ma qualité de maire, par le préfet du Morbihan, pour faire délibérer le conseil municipal de Lorient avant la fin octobre, afin d’émettre un avis sur la demande de prolongation du permis exclusif de recherche de sable et graviers au large de Gâvres-Quiberon. Votre conseil devant se prononcer dès sa séance de ce soir, (NDLR : hier), je vous communique la proposition que je ferai au bureau de Cap l’Orient du 28 septembre, pour une position commune de l’ensemble des conseils municipaux sollicités».

Des auditions en cours
«Mandaté par le conseil de communauté, unanime pour conduire une démarche partagée et globale pour le développement durable de la rade et du littoral, j’ai réuni les principaux acteurs décisionnaires de l’économie portuaire et pris l’initiative de créer, au sein du bureau de Cap l’Orient, un groupe de travail sur le thème « Rade et développement durable ». Ce groupe de travail a procédé à un ensemble d’auditions sur les questions-clés des extractions de sables marins, certes, mais aussi des dragages, de la qualité des eaux, de la biodiversité de la Rade et du littoral. Ces auditions vont se poursuivre dans les semaines qui viennent à un rythme soutenu ; elles permettront la création d’un groupe de concertation permanent avec les associations spécifiquement impliquées. Sur l’extraction de sable au large de Gâvres-Quiberon, suite à l’audition avant l’été de l’ensemble des acteurs concernés, je proposerai au prochain bureau de Cap l’Orient, de constituer à nos côtés un comité d’expertise scientifique indépendant. Il s’agit de donner à la communauté d’agglomération les moyens d’une réflexion sereine et transparente». «Le travail attendu de l’expertise scientifique sera mis à la disposition de l’ensemble des acteurs concernés et contribuera ainsi à améliorer leur compréhension de cette problématique.

«Émettre un avis défavorable»
Dans ces conditions, et compte tenu du fait qu’en l’absence de vote dans le délai imparti l’avis de la commune serait réputé favorable, je proposerai (en ma qualité de maire), au conseil municipal de Lorient, d’émettre un avis défavorable à la demande de prolongation du permis exclusif de recherche dans l’attente des préconisations de cette expertise scientifique indépendante».

Élargir la réflexion
«Ce délai me paraît également pouvoir être très utilement mis à profit pour mener une réflexion très complète sur le problème des besoins de notre région en matériaux de construction et des réponses techniques à y apporter dans les années qui viennent (par exemple, le recyclage des matériaux de déconstruction). La pérennisation et le développement de notre économie portuaire et maritime, qui sont la priorité, ne peuvent aujourd’hui s’envisager qu’en termes de cohérence et non plus d’antagonisme avec les enjeux de qualité de vie et de protection de l’environnement. C’est la condition même du développement durable et solidaire de l’ensemble de notre territoire».

Posted by Bruno at 05:19:07 | Permanent Link | Comments (1) |

Wednesday, August 15, 2007

"Histoire de sable au Pays de Lorient" par Jean Paul Aucher

Le site "Île-de-groix.info" a mis en ligne, le 07/08/2007, un article de Jean Paul Aucher (Elu Vert - Vice-Président de la Communauté d'Agglomération du Pays de Lorient Délégué à l'eau et aux espaces naturels), paru dans Lichen n°6 - juin 2007 Eté.

Histoire de sable au Pays de Lorient 

Depuis le 3 mai 2005, un permis exclusif de recherches de sables et graviers siliceux marins dit "Permis Sud-Lorient" entre l’île de Groix et Quiberon, a été accordé à un groupement d’industriels dont la société Lafarge. Depuis lors, cette société se démène pour le faire accepter, ce qui permettra à terme d’exploiter ce gisement pendant 50 ans à raison de 500 000 tonnes annuelles.

La mobilisation contre le projet s’organise…

Retour sur les faits et analyse.

Les maires du littoral tenus en partis dans l’ignorance de ce dossier, et pour certains se découvrant une âme d’écolo non soupçonnée auparavant, se sont émus de ce projet. Dès le 26 juillet 2005, l’Association de Sauvegarde et de Protection du Littoral de la presqu’île de GAVRES avait déposé un recours en annulation devant le tribunal administratif de Paris. Un vent de fronde souffla alors entre Quiberon et Lorient, fédérant associations, citoyens et élus. Aussi, un comité d’information et de suivi vit le jour peu après, réunissant sous la présidence du sous-préfet de Lorient, les maires des communes concernées, les représentants des professions de la pêche, d’associations de protection de l’environnement et des consommateurs, l’IFREMER et les services de l’Etat.

Depuis juin 2006, Lafarge Granulats et GSM publient une note d’information "GRAMAR info" qui se veut le relais de leurs informations vers les acteurs et usagers du littoral touché par le projet. Lafarge et GSM s’appuient sur le bureau d’études SEAMER qui affirme : "au regard des résultats de nos études, il apparaît clairement et sans équivoque qu’il n’y a aucun lien sédimentaire entre notre zone d’étude et le littoral, même dans les pires conditions de houle ou de marée". Cette affirmation s’est révélée par la suite une erreur flagrante.
La plus grande inquiétude des élus et des associations est liée à la probable disparition dans le temps, du cordon de sable de cet important massif dunaire de Bretagne, faisant par ailleurs l’objet de différentes protections réglementaires (Natura 2000, Grand site, etc…). Les marins pêcheurs de ce secteur par la voix du Comité Local des Pêches ne sont pas plus rassurés.

Mobilisation des élus du littoral face à l’Etat

Lors du dernier comité de suivi, le SEAMER a réaffirmé que le dragage de sables n’aurait aucun impact sur le trait de côte. Les élus littoraux présents restèrent plutôt interrogatifs. Ils intervinrent encore pour s’alarmer des effets à long terme si l’exploitation du site se concrétise, le sous-préfet confirmant "qu’il est important de bien démontrer pourquoi il n’y aura pas d’incidence". Les pêcheurs s’inquiétèrent des restrictions pouvant être imposées aux zones de pêche.

L’Etat, favorable sans ambiguïté au projet dès la phase d’étude, se justifie : "Il est nécessaire de diversifier les sources d’approvisionnement car on constate un épuisement des réserves de sables terrestres". En avril 2006, le sous-préfet insistait sur le fait que la démarche s’inscrivait toujours "dans une phase de recherche" et demandait à chacun de "faire l’effort d’examiner avec objectivité les informations communiquées au comité de suivi". Chacun pouvait mesurer l’insistance de la sous-préfecture pour porter ce dossier.

Contre-étude et contre-offensive

Le groupement Lafarge suggère alors que les élus ne comprennent rien au dossier et tient "à re-préciser certaines données concernant le Permis Exclusif de Recherches (PER) de Lorient, données manifestement mal comprises par certaines personnes ou associations qui se sont exprimées largement par médias interposés". Ces propos sonnent comme un refus de la transparence que les élus et associations tentent d’imposer. La publication en novembre 2006, d’une contre-étude menée par Alain Hénaff, maître de conférences à l’Université de Bretagne Occidentale de Brest sur l’impact des prélèvements sur le trait de côte, a mis en émoi le groupement LAFARGE qui a multiplié les contacts et rendez-vous auprès des acteurs de ce dossier.
Après le rassemblement d’Erdeven le 25 mars dernier avec la participation remarquée de Dominique Voynet, la pression s’est faite plus forte envers le groupement de recherche. La demande conjointe de Lafarge d’ouvrir à Lanester une nouvelle plate-forme de réception, de traitement et de stockage de sables marins dès 2008, permettrait à Lafarge de concentrer ces activités et donc de réduire les coûts. Les Verts restent vigilants quant à l’évolution de ces dossiers.

JEAN-PAUL AUCHER

Posted by Bruno at 08:18:42 | Permanent Link | Comments (0) |