Saturday, December 08, 2007

Vagues de 15 mètres annoncées, il est temps pour Lafarge d'aller étudier

Météo-France annonce l'arrivée d'un "phénomène extrêmement rare" si l'on en croit la presse locale.

Littoral. D’énormes vagues annoncées pour demain

Engendrées par une très forte tempête en formation sur l ’ Atlantique, des vagues pouvant atteindre 15 m de hauteur devraient ... (Le Télégramme)

Des vagues de 15 mètres attendues dimanche sur l'Ouest

Des vagues exceptionnelles, dont la hauteur pourrait atteindre 15 mètres, toucheront dimanche matin les côtes bretonnes... (Ouest-France)

Lafarge sur zone pour étudier le phénomène ?

La taille des vagues prévues et la force du vent ne peuvent qu'être un moment indispensable d'étude de la zone prévue pour l'exploitation du sable par les cimentiers. Cela leur permettrait d'améliorer leur modélisation numérique qui a tendance à ne se satisfaire que de conditions extrêmement clémentes alors qu'on nous prévoit un changement climatique avec des phénomènes-météo perdant leur caractère exceptionnel pour devenir courant.
Nous attendons avec impatience, la communication du cimentier sur le sujet, une étude sur site montrant qu'un phénomène de cet empleur n'a pas d'incidence sur le sable de la zone d'extraction, ne peut être qu'un élément probant susceptible de convaincre les incrédules de la réalité du risque 0 pour le trait de côte.
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Wednesday, October 31, 2007

Le Monde, Même chez Lafarge le développement durable a ses limites

Revue de presse

Le Monde du 30/10/2007

Cet article relate une affaire considérée comme "troublante" par le journaliste, pourtant le procédé semble le même que celui employé dans l'affaire du projet d'extraction de sable en mer : un "expert" fourni une étude, présentée par Lafarge, concluant qu'il n'y a pas de risque : "une diversité florale et botanique faible". Si la comparaison ne peut s'établir que sur une partie de la procédure, cela souligne l'écart entre le discours des présidents de la multinational cimentière et les pratiques sur le terrain. L'article relève l'écart entre le "champion du développement durable" et la réalité.

Même chez Lafarge le développement durable a ses limites

D'un côté : les images du parc naturel de Bamburi, au Kenya, aménagé sur une ancienne carrière, ou bien la lande retrouvée de Dinmor, un site jadis exploité sur l'île d'Anglesey, au large du Pays de Galles... Autant de "bonnes pratiques" que le cimentier Lafarge se plaît à citer lorsqu'il met en avant son attachement au développement durable.

De l'autre : une histoire sans doute moins exemplaire, et au sujet de laquelle le numéro un mondial du secteur se montre plus discret. Elle concerne pourtant le "projet le plus ambitieux du groupe" : la cimenterie de Chatak, au Bangladesh, approvisionnée par un tapis roulant de dix-sept kilomètres de long qui achemine le calcaire extrait depuis la région du Meghalaya, en Inde. Un exploit tout aussi technique que diplomatique.

Or, fin avril, le ministère indien de l'environnement et des forêts a ordonné l'arrêt de l'extraction. Motif : Lafarge aurait omis de demander une autorisation lui permettant d'exploiter en zone forestière. Le cimentier assure que cette autorisation ne lui a jamais été réclamée. Et que, pour lui, la zone n'est pas forestière.

C'est sur ce point que porte la polémique. Le conservateur en chef des forêts, qui a porté plainte, estime en effet que la carrière et le rail d'évacuation sectionnent une forêt primaire qu'il convient de protéger pour sa biodiversité. Le rapport d'évaluation sur l'impact environnemental du projet, réalisé par le cabinet Environmental Ressources Management (ERM) et fourni par Lafarge, estimait, à l'inverse, que la zone possède " une diversité florale et botanique faible". Le différend a été porté devant la Cour suprême indienne, dont un premier avis est attendu aux alentours du 2 novembre.

Cette histoire est d'autant plus troublante que le cimentier est d'ordinaire cité en exemple. Le développement durable fait partie de sa carte de visite et pas un grand débat sur l'éthique des entreprises ne peut se tenir en France sans que son emblématique patron, Bertrand Collomb, devenu président d'honneur du groupe en mai, n'y soit convié.


PARTENARIAT AVEC LE WWF

L'angélisme n'est pas pour autant de mise. Le développement durable n'est pas pour Lafarge un luxe, mais une nécessité. "Il m'est très vite apparu que la poursuite de notre activité exigeait de se placer dans un cadre de responsabilité environnementale", explique Bertrand Collomb. La demande de ciment va exploser de 80 % d'ici à 2020, principalement dans les pays émergents, où le groupe réalise déjà la moitié de son chiffre d'affaires. Mais dans ces pays comme ailleurs, personne n'a envie de voir une cimenterie à sa porte : paysage détruit, bruit, vibrations, poussières, pollution...

En 2001, Lafarge a noué un partenariat avec le WWF, qui l'accompagne dans sa démarche de responsabilité. L'organisation non gouvernementale l'aide à préserver la biodiversité sur ses sites d'exploitation et suit ses efforts pour réduire ses émissions de gaz à effet de serre. Lafarge qui, en 2006, a relâché dans l'atmosphère 93,5 millions de tonnes de CO2, soit autant que la Grèce, s'est engagé à réduire de 20 % d'ici à 2010 les émissions par tonne de ciment produite. A ce jour, l'entreprise déclare les avoir réduites de 14,2 %.

"Tout n'est pas parfait chez Lafarge, admet Jean-Paul Jeanrenaud, du WWF, mais Lafarge fait preuve de transparence." La position de l'ONG n'est pas confortable : dès que Lafarge est prise à partie quelque part dans le monde, c'est vers elle qu'on se tourne. Mais comment pourrait-elle être au courant de ce qui se passe dans les deux mille implantations de la multinationale ?

Lafarge, comme toutes les grandes entreprises françaises, publie chaque année un rapport de développement durable*. Fait peu fréquent, elle y donne la parole aux ONG, dont les commentaires sont parfois critiques. Dans la limite des informations en leur connaissance, évidemment. Les commissaires aux comptes du cabinet Ernst & Young, qui certifient le rapport, n'ont, eux aussi, qu'une vision partielle de la situation. Ils le reconnaissent d'ailleurs prudemment, en précisant que leur travail ne couvre qu'un quart des initiatives de Lafarge dans le domaine environnemental. En 2006, leur certification repose sur la visite de seulement sept sites.

Les grandes ONG françaises admettent ne pas avoir les moyens de passer au crible le discours des multinationales. Et les cabinets d'audit et agences de certification sont soumis à des devoirs de réserve ou pris dans des relations de clientèle qu'ils reconnaissent sans difficulté.

Il faut finalement se tourner vers une religieuse passionnée par le monde de l'entreprise pour entendre une parole plus libre : Cécile Renouard, diplômée de l'Essec, soeur de l'Assomption, a fait sa thèse sur La Responsabilité éthique des multinationales (Presses universitaires de France, 2007). Elle a suivi Lafarge sur le terrain. "Le décalage existe entre le discours tenu au siège et la réalité des filiales, observe-t-elle. Les entreprises ont tendance à jouer sur la publication de leurs meilleures pratiques, sans se soucier de leur transposition dans d'autres pays au contexte différent sinon plus difficile. Lafarge comme les autres."

Laurence Caramel

* L'environnement, parent pauvre des rapports d'entreprises
Depuis 2003, les entreprises françaises cotées sont obligées de rendre compte de leur gestion sociale et environnementale dans leur rapport annuel. Mais, selon une étude du Centre français d'information sur les entreprises, qui a passé en revue ces rapports, très peu d'informations y sont en réalité données sur les risques environnementaux et leur prévention. "La question des rejets, des nuisances et des déchets fait curieusement défaut dans de nombreux rapports, même si les émissions de gaz à effet de serre font désormais l'objet d'une attention (presque) générale", note l'étude, qui décerne la meilleure note du "reporting environnemental" à Accor et à BNP Paribas.


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Friday, August 24, 2007

Le Peuple des dunes offre une tribune à Lafarge

Pauvre Lafarge qui doit faire maintenant le camelot au supermarché du coin pour convaincre les bretons qu'il font "gagnant-gagnant" en le laissant faire son "business" tranquille. En plus voilà que la presse quotidienne lui offre un grand article en page Lorient, mais uniquement pour les lecteurs du journal papier, sur internet il faut payer pour avoir le droit d'entendre Lafarge !!

Le Peuple des dunes, a bénévolement consciencieusement recopié le texte et l'offre à la planète, par l'intermédiaire de son blog "Peuple des dunes". Cela serait dommage que les arguments de Lafarge exprimés par l'intermédiaire d'un de ses salarié Didier Collonge soient ignorés de l'ensemble des habitants de Bretagne et d'ailleurs.

Article paru dans Ouest-France du vendredi 24 août 2007 édition de Lorient

Sables marins : Lafarge explique son projet
Lafarge n'a pas vu venir la mobilisation contre son projet d'extraction de sables marins.
Aujourd'hui, l'entreprise va à la rencontre de du public.

Dans la galerie marchande du Géant de Lanester, un stand comme il y en a souvent. En cinq panneaux, il présente l'extraction de sables marins en Sud Bretagne. Ce n'est pas une association qui se mobilise, c'est Lafarge. Plusieurs personnes sont à la disposition des passants. Pour expliquer, discuter, argumenter. Géologue dans l'entreprise, trente ans de sables et de granulats derrière lui, Didier Collonge ne roule pas des mécaniques. Pour convaincre, il a choisi la carte de l'apaisement.
Les risques pour l'environnement : "On prend le temps de les mesurer, dit Didier Collonge. Notre projet remonte à 2001, le permis exclusif de recherche sur 16 km2 a été demandé en 2002 et accordé pour deux ans en 2005. Son renouvellement est en cours pour 2007-2009, Après, nous demanderons une concession, sans doute morcelée en deux ou trois secteurs, pour une superficie globale d'environ 4 km2. D'ici là, nous faisons les inventaires biologiques de la zone, pour mieux cibler les aires d'extraction."
Les risques pour la biodiversité ?
"On fait des suivis en Manche depuis près de quinze ans. Contrairement aux idées reçues, l'extraction permet un rajeunissement des fonds marins et accroît leur biodiversité. Et puis, en ce qui concerne la recharge des plages en sable, le phénomène n'a rien à voir avec l'exploitation sablière. En trente ans d'extraction on exploitera moins de 1% du gisement."

On prend le sable chez les autres...

Didier Collonge estime que si les arguments des opposants méritent considération, il faut aussi poser d'autres questions. Par exemple ? "Les Bretons trouvent-ils normal d'importer des sables marins du secteur atlantique plus au sud, comme c'est le cas depuis vingt ans? En 2006, ils en ont consommé 1,2 million de tonnes, le tiers des besoins globaux de la Bretagne." Autr sujet d'interrogation : "Les Bretons ont besoin de béton pour le secteur du bâtiment travaux publics comme tout le monde. Les sables siliceux marins, ou sables roulés, permettent de faire du bon béton, bien mieux que les sables de broyage. On a appris à les utiliser de façon plus rationnelle : on en consomme deux fois moins qu'il y a vingt ans, à cubage égal. On a aussi appris à recycler les bétons anciens. Mais il faudra toujours du sable marin."

Cela suffira-t-il à calmer l'ardeur des opposants, on peut en douter. Au départ, Lafarge a mal communiqué, dans une région qui se souvient du massacre des dunes par les sabliers. Qui n'a pas oublié le projet de centrale nucléaire. Qui vit mal la crise de la pêche et les risques sur la ressource hallieutique. L'absence de dialogue simple et direct avec la population a réveillé de vieux démons et nourri la méfiance. "Nous allons reprendre les discussions avec les comités des pêches de Lorient et Quiberon. Et avec la commission locale d'information, il faut avancer doucement. De toute façon, il n'y aura pas d'exploitation du gisement avant 2011-2012. On a du temps pour dialoguer."

Yann LUKAS

Stand Lafarge Granulats : galerie marchande du Géant, aux heures d'ouverture, vendredi et samedi.

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Lafarge communique au Pays de Lorient

Revue de presse

Le Télégramme édition de Lanester

Lafarge présente ses projets au centre commercial
Le groupe Lafarge, qui mène le projet d’extraction de sable marin au cœur de la baie d’Etel, au large de Gâvres, va à la rencontre de la population dans la galerie marchande du centre commercial Géant.
En cinq panneaux d’exposition, le cimentier, exploitant de carrières de sable, présente le projet de recherche « Sud-Lorient ». Échantillons de sable dunaire, sable marin et sable de carrière, explications sur le périmètre de recherche et d’exploitation, arguments économiques pour l’extraction de sable marin, cette exposition se veut informative. Une permanence est assurée par des responsables de ce projet largement décrié par de nombreuses associations du littoral réunies dans le collectif du Peuple des Dunes. Cette exposition est itinérante. Elle devrait être présentée dans d’autres lieux dans le Morbihan, dans les semaines à venir.

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Wednesday, August 15, 2007

Pétition en ligne, pour limiter le débarquement du sable au Rohu à Lanester

L'association "Lanester Urbanisme Environnement", a mis en ligne, le 31 juillet 2007, une pétition déjà annoncée par un article du Télégramme le 26 juillet : "Lafarge, les sabliers, ne sont pas bienvenus au Rohu à Lanester".

 

PETITION AUX ELUS MUNICIPAUX DE LANESTER

Afin de parer aux risques qu’induiraient pour nos côtes et pour plusieurs quartiers de notre Ville les projets d’extraction en mer et de traitement au ROHU de millions de tonnes de sable ( 600 000/an sur 30 ans) les soussignés dont les noms suivent demandent au conseil Municipal de LANESTER de saisir l’occasion de la révision du PLU actuellement engagée pour modifier les droits d’utilisation des sols dans la zone du Rohu.

Cette modification devrait notamment supprimer la possibilité actuellement ouverte de créer un ponton dans le chenal du Blavet dont la seule raison d’être serait de faciliter les débarquements de sable.

Elle devrait d’autre part abandonner la perspective actuellement préconisée de regroupement des sabliers et proscrire l’installation sur la zone d’industries classées à l’exception de celles liées à la construction navale

Ces modifications pourraient être assorties d’autres dispositions visant à maîtriser le développement de cette zone en harmonie avec celui de la commune.

 

Sur son site, l'association Lanester Urbanisme Environnement (membre du collectif Peuple des dunes), explique dans le détail la motivation de cette pétition demandant une modification du PLU de Lanester :

 

Pour préserver nos côtes et nos dunes
et ne pas aggraver nos nuisances urbaines


Pour bloquer les projets sabliers de Lafarge nous demandons de modifier le PLU de Lanester. Ces lignes ont pour objet de vous expliquer pourquoi.

1- La situation actuelle :

Installées au Rohu dans les années 70 par la Chambre de Commerce, propriétaire et gestionnaire de la zone d'activités, deux entreprises sablières y reçoivent par mer du sable provenant de l'estuaire de la Loire qu'elles tamisent sur place puis livrent par camion aux utilisateurs à raison actuellement de 600.000 tonnes/an (400.000 il y a 4 ans).
Très peu porteuses d'emplois locaux ces entreprises qui créent des nuisances importantes (sonores notamment)pour les quartiers d'habitation proches du Rohu (Le Cosquer, Locunel) occasionnent d'autre part un gros trafic de poids lourds en traversée de l'Est de la ville (quartiers de Lann Gazec et Kervidon).

2- Les projets de Lafarge :

a) Numéro 1 mondial des cimentiers, Lafarge se propose de doubler le tonnage de sable débarqué et traité au Rohu. Une partie de ce sable dont le tonnage dépasserait de loin les besoins du Morbihan serait réexpédiée par mer après traîtement vers le Sud-Est de l'Angleterre (Londres et sa banlieue - cf déclaration du professeur Lebahy de l'UBS/Télégramme 12/07/07).
b) Les 600.000 tonnes annuelles supplémentaires attendues seraient extraites pendant 30 ans de fonds marins situés entre Gâvres et Quiberon.
c) A moyens terme, la femreture envisagée des gravières de l'intérieur des terres conduirait à associer au sable des granulats et des calcaires d'origine marine qui seraient forcément concassés au Rohu.

3- Ce qui entraîneraient

a) Pour nos côtes : une dégradation physique et biologique irréversible du cordon dunaire et des fonds sous-marins entre Gâvres et Quiberon ; avec répercussions sur la pêche côtière et l'ostréiculture en rivière d'Etel.
b) Pour notre ville : une aggravation lourde des nuisances actuelles évoquées ci-dessus et une extension des problèmes de bruit à de nouveaux quartiers ( La Grande Lande, Le Fons, Toulbahado, ...).
c) Pour la zone du Rohu : des obstacles supplémentaires à l'installation souhaitée de nouvelles entreprises liées à la Navale : les peintures de marine n'aiment pas les vents de sable !

4- Comment y faire échec ?

Pour contrer ces projets il est essentiel d'empêcher que Lafarge s'installe sur le Rohu. Le Maire de Lanester a de ce point de vue les mains liées aujourd'hui par les dispositions qu'elle a laissé inscrire il y a deux ans dans le PLU concernant le Rohu : autorisation de construire un ponton dans le chenal du Blavet et prévision de regroupement des activités sablières dans le Sud-Est de la Zone. Sur ces bases par deux fois ses refus d'accorder les permis de construire déposés par Lafarge ont été annulés par les juges Administratifs.

Or, il se trouve actuellement que pour d'autres raisons le PLU de Lanester est mis en révision et que cette révision va prendre plusieurs mois.

Il est de ce fait possible de demander que le Conseil Municipal de Lanester introduis dans cette révision une modification des droits d'utilisation des sols de la Zone du Rohu incluant l'abandon des autorisations d'établir un ponton et de regrouper les sabliers.

Tel est le sens et l'objet de la pétition qui vous est soumise.

Lanester Urbanisme Environnement

 

Liens pour signer la pétition : "Préserver nos Côtes !"

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Thursday, July 12, 2007

Peuple des dunes : Extractions de sable et principe de précaution

Revue de presse

Le Télégramme édition d'Etel
Les divers articles du 12 juillet 2007
Sujet : conférence du Peuple des Dunes à Etel


Extractions de sable et principe de précaution

La mobilisation contre le projet d’extractions de sable entre les plages d’Erdeven et Groix ne s’érode pas après la manifestation massive en mars à Kerhillio (12.000 personnes) : mardi soir, la salle du musée des Thoniers était trop petite pour accueillir tous ceux venus participer à la conférence-débat du Peuple des dunes.

Pierre Mollo, Jean-Pierre Le Visage et Yves Lebahy ont argumenté pied à pied contre les assurances des cimentiers Lafarge et Italcimenti, pour démontrer, au contraire, l’existence de dangers et risques liés à ces extractions : perturbations du milieu et de la chaîne alimentaire naturelle à partir des planctons, risque d’érosion du trait de côte et de submersions marines comme le 17 mars à Wissant (62), mise en péril de la pêche mais aussi de l’ostréiculture, atteintes à la qualité des eaux de baignade, menaces pour le tourisme...

«En mer, les distances ne paraissent pas les mêmes», explique Jean-Pierre Le Visage.«En 30 ans, l’extraction des 18 millions de tonnes annoncées représente un camembert de trois mètres d’épaisseur couvrant la surface de la commune de Belz et d’Etel réunies.»

« Pour exporter en Angleterre »
Mais au niveau strictement scientifique, Yves Lebahy notait que si les argumentations finissent pas ressembler à «un jeu du chat et de la souris où on prouvera tout et son contraire», la raison en est que la question est trop éminemment complexe pour se satisfaire d’études d’une « trop grande brièveté » et d’une communication jugée « sans crédibilité » de la part des cimentiers. Sur l’utilité de ces extractions, Yves Lebahy balayait l’argument selon lequel elles ne devraient servir qu’aux besoins locaux d’une Bretagne, déficitaire en granulats : «C’est un écran de fumée ! Une des destinations est l’Angleterre.» «On trouve toujours le même argument du besoin local de la part des industriels, que ce soit pour les nitrates, la centrale de Plogoff ou d’Erdeven, ou les OGM », remarquait un participant dans la salle.

« Une pratique obsolète »
Enfin, Yves Lebahy a souligné le «télescopage entre des pratiques littorales obsolètes», représentées par ces extractions de sable sans recherche d’alternatives, mais aussi par l’économie de la villégiature avec toutes ces résidences secondaires - «Les deux tiers des constructions en zones littorales !» - et les démarches littorales actuelles menées sur ces mêmes sites, portées (et financées) par l’Europe et qui demandent la participation des populations intéressées (Natura 2000, gestion intégrée, etc.).


«Aucun risque pour l’environnement» d’après Lafarge

Par l’intermédiaire de son agence de relations publiques, le groupe cimentier Lafarge a tenu à réagir à la réunion du Peuple des dunes.

«Lafarge, qui conduit actuellement une phase d’étude et de recherche, a pris connaissance de cette réunion par voie de presse et regrette de ne pas avoir été conviée à participer à cet échange annoncé comme un débat et que la possibilité de s’exprimer ne leur a pas été offerte. Lafarge rappelle néanmoins que la phase de recherche, menée par des scientifiques et des cabinets d’études indépendants, a pour but de déterminer la faisabilité environnementale et technique du projet d’extraction de granulats marins. A ce jour, 50 kg de sable ont été prélevés sur la zone pour conduire des études scientifiques. Celles-ci ont toutes démontré, jusqu’à présent, l’absence de risque pour l’environnement. D’autres études sont en cours. Une fois cette phase de recherche achevée et dans l’hypothèse où elle s’avérait concluante, Lafarge déposerait alors une demande de concession qui porterait au maximum sur l’extraction de moins de 1 % du gisement.»

Un comité de suivi constitué

«Depuis le début du projet, Lafarge a toujours œuvré dans le sens de la transparence et du dialogue quant aux actions menées. Ainsi, Lafarge a choisi de rendre publiques toutes les études et a volontairement demandé la création, en 2005, dès l’obtention d’un permis de recherche, d’un comité de suivi, qui rassemble, sous la présidence de M. le sous-préfet de Lorient, les élus des communes environnantes, les représentants des administrations concernées et de l’Ifremer, les associations locales de protection du littoral, les comités locaux de pêche et les trois sociétés en charge du projet de recherche : la Société rennaise de dragages, filiale de Lafarge Granulats et GSM et Granulats Ouest, filiales d’Italcementi, afin de faire un point sur l’avancement des recherches.»


600.000 tonnes par an sur 30 ans

Actuellement, le projet en est à sa phase d’études, en vertu d’un permis de recherche exclusif (PER) délivré par arrêté ministériel le 3 mai 2005. A l’issue des études, il pourrait déboucher sur une concession minière annoncée initialement pour une durée de 50 ans, et qui serait réduite à 30 ans, avec un volume extrait de 600.000 tonnes par an, soit 18 millions de tonnes.


«Les études n’ont aucune crédibilité»


Yves Lebahy, géographe

«Les analyses sédimentaires présentées dans la communication de Lafarge souffrent d’une absence totale de crédibilité»

souligne le géographe Yves Lebahy.

«Elles ne présentent pas de prise en compte du temps long et de la zone dans son ampleur spatiale.»


«La chaîne de la vie en danger»


Pierre Mollo, biologiste

«Pourquoi si près de la côte et pas directement sur les plages ou la dune ?»,

interrogeait avec ironie Pierre Mollo, avant de pointer les effets de telles manipulations des sédiments par le«réveil» de planctons indésirables comme les dynophisis ou alexandrium.


«Les erreurs de Lafarge»


Jean-Pierre Le Visage
observatoire du plancton

«Quand on ne sait pas, on ne dit rien plutôt que de dire des bêtises»,
lançait Jean-Pierre Le Visage contre l’argumentaire de Lafarge qui assure que les fonds étaient stables, que les poissons continueront à vivre et qu’il n’y a pas d’espèce rare ou protégée.

«Pour nous, cette espèce à protéger, c’est le pêcheur !»

Posted by Bruno at 07:32:35 | Permanent Link | Comments (0) |

Friday, July 06, 2007

Jean Pierre Le Visage souligne les erreurs de Didier Collonge

L'article "Extraction de sable Lafarge s'explique" a fait plus que sursauter les membres du Peuple des dunes, Jean Pierre Le Visage, président de l'Observatoire du Plancton à Port-Louis réagit vivement à trois passages de ce texte :

Commentaires :

1 "De plus, c'est une zone abritée, calme y compris pendant les grandes tempêtes, ce qui favorise la stabilité du fond." (Didier Collonge - Lafarge)

Depuis des semaines, de nombreux côtiers attendent avec impatience un anticyclone stable pour pouvoir enfin travailler régulièrement. Pourrait-on un jour proposer à Monsieur Colonge d'aller faire un petit tour en mer, sur le "trapèze" par 30 noeuds de vent seulement? Il verra alors le "calme" ... Monsieur Collonge aurait du se renseigner auprès des pêcheurs : par gros temps, dans ces parages, des creux de 5m sont la norme. D'autre part, le fond est tellement stable...qu'il est strié de superbes ripple-marks.

2 "Quoiqu'il arrive, l'extraction n'empêchera en rien les poissons de continuer à vivre leur vie au fond" (Didier Collonge - Lafarge)

Avant d'affirmer que :" Quoiqu'il arrive, l'extraction....leur vie au fond.", il aurait du prendre deux précautions : - consulter un livre de SVT 6ème pour une première approche de la Chaîne Alimentaire; - pousser la porte de l'Observatoire du Plancton à Port-Louis afin de parfaire ses connaissances. Zéro pointé pour ses affirmations.

3 "Nous faisons des prélèvements, et pour l'instant, nous n'avons pas rencontré d'espèces rares ou protégées" (Didier Collonge - Lafarge)

Enfin, au sein du collectif Peuple des Dunes, personne n'a parlé "d'espèces rares ou protégées" menacées par l'extraction éventuelle. La réalité est plus simple mais navrante : lorsque l'élinde aspire le substrat, le premier maillon de la Chaîne Alimentaire disparaît. Et pour longtemps. Les poissons et autres animaux très mobiles quittent les lieux pour aller chercher leur nourriture ailleurs ( pas de chance pour les sédentaires du substrat !). Le pêcheur sur le "trapèze" sera alors en voie de disparition... Et pour nous, voilà l'espèce à protéger.

L' article paru semble anodin. En réalité, Lafarge continue discrètement son intoxication.
 
Jean Pierre Le Visage 
Posted by Bruno at 20:33:18 | Permanent Link | Comments (4) |

Lafarge, Didier Collonge s'adresse aux citoyens

Revue de presse

Article paru le 1-6-2007 dans "Le journal des entreprises"

Commentaire du Peuple des dunes

L'article semble anodin, bien qu'en réalité, il montre comment Lafarge continue discrètement son intoxication. L'article comporte de nombreuses erreurs voir des "bêtises" comme le souligne Jean Pierre Le Visage, président de l'observatoire du plancton à Port-Louis, dans le billet suivant.



Morbihan

Extraction de sable

Lafarge s'explique


Le projet Lafarge d'extraire du sable marin entre Gâvres et Quiberon fait couler beaucoup d'encre. Une association, le "Peuple des Dunes", estime la dune littorale et la faune aquatique menacées. Le cimentier s'explique point par point.

Pourquoi le groupe Lafarge souhaite-t-il extraire du sable au large des côtes morbihannaises ?
Chaque français consomme environ 20 kilogrammes de béton par jour. Après l'air et l'eau, c'est la première substance utilisée par l'homme. La Bretagne, elle, consomme chaque année 30 millions de tonnes de sable et de gravillons pour le marché en plein essor de la construction et des ouvrages de génie civil. Elle est parallèlement très pauvre en gisements de sable, et un problème d'approvisionnement va se poser dans les cinq ans qui viennent.

N'y a-t-il pas d'alternative terrestre à cette extraction sous-marine ?
Pour combler le manque de carrières de sable, on le remplace par des cailloux concassés, pour ce qui est des constructions simples, et on réserve le sable naturel aux constructions évoluées, qui nécessitent un matériau de meilleure qualité. La nature géologique de la Bretagne, qui compte beaucoup de silice et peu de calcaire dans ses sols fait que le sable qu'on en tire est peu performant. L'extraction de sable sous-marin est donc la seule alternative.

Quel est le déficit de sable en Bretagne ?
Pour la seule construction, la Bretagne consomme 4 millions de tonnes de sable par an, mais n'en produit que 2,6 millions (dont 1,7 million provenant des carrières terrestres, et 0,9 million de cailloux concassés). Le solde de 1,4 million est importé des Pays-de-la-Loire, avec 1,1 million de tonnes de sables marins. Et même si on construit en bois, les fondations, les enduits et autres demanderont toujours du béton, et donc du sable.

Où se situent exactement les recherches ?
La zone d'étude est un trapèze de 16 km2, qui n'a pas de continuité sédimentaire avec la dune d'Erdeven, comme le confirment les études géologiques. Elle se situe au plus près à 5,5 kilomètres des côtes, et à 9 kilomètres de l'île de Groix. De plus, c'est une zone abritée, calme y compris pendant les grandes tempêtes, ce qui favorise la stabilité du fond.

Pourquoi avoir ciblé cette zone ?
Au cours des années 1970, l'Ifremer a réalisé un inventaire du plateau continental pour cibler les réserves potentielles de sables et de graviers. Le bassin de Lorient avait été repéré, mais aucune étude approfondie n'avait été réalisée. Compte tenu de la minceur des informations, nous sommes passés par une phase d'exploration. Nous avons déposé un dossier en 2002, et en 2005, une autorisation ministérielle nous a permis de débuter les travaux de recherche. Nous sommes actuellement toujours dans cette phase.

N'avez-vous pas commis une erreur de communication ?

Le problème est que l'on nous a demandé de communiquer une estimation de l'extraction au moment du dépôt de notre dossier de recherche, alors que nos recherches ont précisément pour but de déterminer ce chiffre. Du coup, les gens n'ont retenu que ce chiffre de 600 tonnes pendant trente ans, qui est finalement le chiffre maximum auquel nous pourrions aboutir.

Avez-vous suffisamment associé la population locale ?
Nous avons rencontré les élus, mains nous ne nous sommes pas adressés directement aux citoyens. Nous étions en phase de recherche et nous n'avons pas imaginé que les choses évolueraient de cette manière. Nous n'avons pas assez expliqué ce que nous faisions. Nous avons pourtant constitué - ce qui n'a rien d'une obligation - une commission rassemblant les élus, les associations, les pêcheurs, les services de l'Etat et nous-même.

Que répondez-vous à ceux qui vous accusent de ne pas respecter l'environnement ?
Transporter des matériaux pondéreux sur de longues distances est à la fois très cher et très polluant. Le prix du matériau transporté sur 40 kilomètres est le double du prix de base. Or la Bretagne possède les infrastructures portuaires nécessaires, avec Lorient, Brest et même Quimper.

Et les inquiétudes sur la faune ?
Nous sommes en train de faire un inventaire de ce qu'il y a au fond de la zone, sur et sous la surface. Nous faisons des prélèvements, et pour l'instant, nous n'avons pas rencontré d'espèces rares ou protégées. Quoiqu'il arrive, l'extraction n'empêchera en rien les poissons de continuer à vivre leur vie au fond. Par ailleurs, nous étudions l'impact potentiel de l'extraction sur le plancton.

Trouve-t-on d'autres gisements sous-marins au large des côtes françaises ?

Sept gisements sont aujourd'hui exploités en mer, qui représentent 7 millions de tonnes, sur 410 millions que la France consomme chaque année. Par comparaison, la Grande-Bretagne extrait 22 millions de tonnes par an sous la mer.

Propos recueillis par
Vincent de Longueville

Lire les commentaires de Jean Pierre Le Visage 

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Wednesday, May 30, 2007

LAFARGE un cimentier à la langue de BOIS

Revue de presse

Ouest-France du mardi 29 mai 2007
page Lanester

Lafarge : "Une unité exemplaire au Rohu"

Depuis 2000, le groupe Lafarge envisageait de s'implaner au port sablier. L'autorisation de construire permettra à la SRD de déposer du sable dès 2008.

Chez Lafarge et la société rennaise de dragage (SRD), on se félicite de l'autorisation d'aménager au Rohu une plate-forme de réception de sables marins et d'y implanter une unité de traitement et de stockage. Didier Collonges, chargé de mission à Lafarge Granulats Services rappele les objectifs du projet pour le groupe cimentier.

Pourquoi avez-vous cherché à vous installer au Rohu? Est-ce un lieu stratégique?

Nous avons fait le tour des possibilités techniques. Cette installation répond au problème posé par l'épuisement des ressources locales en sables roulés, destinés aux marchés de la construction et du génie civil. Rappelons que la sablière de Pleugriffet - qui produisait 200000 tonnes de sable pour construire 4000 logements par an - a été fermée en 2005 dans un contexte de forte demande sur le marché morbihannais. Dès 2000, nous avons étudié un projet à Lanester. Nos premières études d'investissement remontent à 2001. Nous connaissons les ressources terrestres périphériques à la Bretagne. Si on ne veut pas mettre des milliers de camions sur les routes, il faut faire du cabotage.

D'où viendra le sable débarqué?

Ce terminal sera alimenté par des gisements autorisés. Le site du Rohu permet d'acheminer par cabotage les sables marins en provenance des Pays de la Loire, des gisements autorisés du Pilier, des Sables d'olonne, etc. Ceci est cohérent avec les objectifs de réduction des nuisances et des consommations énergétiques dans les transports. Le transport maritime est vingt fois moins consommateur d'énergie que le transport routier. La nouvelle plateforme sablière du Rohu montera en puissance progressivement, à partir de 2008. Elle répond à la dynamique immédiate du marché tout en assurant, dans le long terme une perspective durable par rapport à l'épuisement prochain de l'ensemble des sablières de Bretagne.

Le sable pourrait aussi venir du site actuellement prospecté entre Groix et Quiberon?

Lafarge Granulats s'est investi depuis 2001 dans une phase d'étude et de prospection au large du Sud-Lorient qui pourrait aboutir, suivant les résultats des études, à une éventuelle concession dans les années 2011-2012. Dix années d'études approfondies, d'échanges et d'explications seront nécessaires à la garantie d'une extraction maîtrisée, dans le respect de tous les engagements pris par Lafarge Granulats. Sur la plate-forme du Rohu, nous allons mettre les moyens pour être en bonne harmonie avec le voisinage. Nous allons faire une unité moderne exemplaire.

Recueilli par Christian GOUEROU

Il faut rester mobilisé

Ces propos du représentant de Lafarge, soulignent qu'il faut se préparer à une longue résistance et utiliser tous les moyens (légaux) pour contrer ce projet. Comme nous ne pouvons pas manifester sur la plage chaques jour pendant 10 ans, les moyens pour contrer ce projet sont variés et bien évidemment certains ne sont pas sur la place publique pour qu'ils ne puissent être repris par notre adversaire.

A vous visiteur de passage, vous pouvez nous soutenir en signant la pétition en ligne et en encourageant votre entourage à le faire (c'est aussi ce que doivent faire ceux qui ont déjà signés).

La mobilisation sur internet doit aussi s'étendre et la bannière "un grain de sable pour Lafarge" est un bon moyen pour être ,sur les sites et les blogs, un élément de rappel et de mobilisation. Pour donner plus de lisibilité et de force à cette bannière, il ne faut pas hésiter à aller sur le site des influenceurs (chaques visites augmente le classement de la bannière, actuellement 6243 lectures), sur ce site il faut aussi ne pas hésiter à mettre une note (autre classement, actuellement 34 notes).

 

Le Peuple des dunes contre l'extraction de sable entre Gâvres et Quiberon
Recommandé par des Influenceurs
Posted by Bruno at 15:50:51 | Permanent Link | Comments (0) |

Monday, April 02, 2007

Libération : Comment Lafarge plombe WWF

Revue de presse

Libération

Dans le quotidien Libération du 2 avril, un petit artcle de Grégoire Biseau revient (Libération du 23 octobre) sur l'extraction de sable dans le Morbihan en invoquant le partenariat entre Lafarge et WWF. Le groupe Lafarge qui est présenté comme "l'un des plus gros pollueurs de la planète", embarrasserait son partenaire WWF par son implication dans le projet d'extraction de 600.000 tonnes sable de mer par an en Bretagne, projet qui soulève l'indignation de la population, des élus et des associations.

Un responsable du bureau parisien du WWF indique "On n'est pas directement concerné, car Lafarge est géré depuis la Suisse. Et je ne sais pas ce qu'on doit penser de cette affaire."

On ne peut qu'inviter WWF à venir rencontrer le collectif et par exemple Pierre Mollo pour mieux comprendre le problème. Vous n'avez pas non plus été sans remarquer que Lafarge "est géré depuis la Suisse"!!

Posted by Bruno at 07:21:39 | Permanent Link | Comments (0) |
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